Dans deux vidéos publiées sur les réseaux sociaux, le suspect de 35 ans évoque son souhait de mourir en martyr et tire en l’air avec une arme à feu dans la rue.
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Un homme de 35 ans, arrêté dans la Loire durant le week-end de Pâques et soupçonné de fomenter un projet d’action violente, a été mis en examen pour « association de malfaiteurs criminelle » et placé en détention provisoire, indique une source judiciaire à franceinfo mercredi 8 avril. Pour le moment, les investigations ne permettent pas d’affirmer que ce projet d’action violente visait spécifiquement un lieu de culte, précise à franceinfo une source proche du dossier.
Le suspect – un Algérien en situation irrégulière – a été reconnu et arrêté par la police samedi en fin de journée à Saint-Etienne (Loire), dans le cadre d’une enquête ouverte par le parquet national antiterroriste (Pnat) le 3 avril, veille du week-end de Pâques. Ce dernier apparaît dans deux vidéos diffusées de manière rapprochée sur les réseaux sociaux, indique le Pnat à franceinfo. Dans ces vidéos, il évoque son souhait de mourir en martyr et fait usage d’une arme à feu en tirant en l’air dans la rue. Dans le contexte de Pâques, les policiers avaient reçu pour consigne, dans la nuit de vendredi à samedi, de le localiser le plus rapidement possible, redoutant que le suspect souhaite s’en prendre à un lieu de culte, ce qui n’est pas établi à cette heure.
À l’issue de 96 heures de garde à vue, le suspect a été présenté mercredi à un juge antiterroriste et mis en examen, puis placé en détention provisoire, conformément aux réquisitions du Pnat. Quatre autres personnes avaient été placées en garde à vue dans le cadre de cette enquête, avant d’être relâchées sans être poursuivies à ce stade.
Une information judiciaire a été ouverte mercredi pour « participation à une association de malfaiteurs terroriste en vue de la préparation d’un ou plusieurs crimes d’atteintes aux personnes visés » et pour « détention d’armes, éléments d’armes et munitions de la catégorie B en relation avec une entreprise terroriste« . Les investigations sont confiées à la DGSI (Direction générale de la Sécurité intérieure) et à la DNPJ (Direction nationale de la police judiciaire).
Jeudi dernier, Sébastien Lecornu avait prévenu que le conflit au Moyen-Orient pouvait « avoir un effet direct en matière de terrorisme sur le territoire national« . Le Premier ministre avait indiqué que le ministre de l’Intérieur avait donné des instructions aux préfets pour « rehausser la sécurité » sur « l’ensemble des lieux de culte » pour le week-end de Pâques qui coïncidait cette année avec la Pâque juive.
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