Le massif de lEsterel, une toile de fond majestueuse pour la Méditerranée. El título no debe





Exploration du Massif de l’Esterel

Direction la Provence, le massif de l’Esterel, célèbre pour ses falaises rouges plongeant dans le bleu azur de la Méditerranée. Ce lieu préservé et chargé d’histoire offre un contraste de paysages stupéfiants, rappelant les airs du Colorado américain. Véritable paradis pour les amoureux de la nature, il a inspiré de nombreux cinéastes.

Origine et inspiration

Vu de la terre ou de la mer, les couleurs du massif de l’Esterel répondent aux désirs d’évasion des vacanciers et à l’inspiration des artistes. Des criques, des pics, des canyons… Autant de lieux d’émerveillement, mais aussi de tournages, de films, de clips ou de publicités. À la barre de sa vedette, Jacques Orsini, capitaine du « Sea you sun », a des dizaines d’anecdotes à raconter à ses passagers, notamment lorsqu’il s’approche de l’Île d’Or, l’un des lieux emblématiques du massif.
« Hergé se serait peut-être inspiré de cet endroit pour écrire la septième aventure de Tintin, L’île Noire. Quand on prend la pochette de l’album, il y a une certaine ressemblance avec ce qu’on peut voir ici. Néanmoins, Hergé n’a jamais confirmé s’être inspiré de cet endroit », explique-t-il.

Exploration des lieux

Les visiteurs découvrent des criques et des plages secrètes, tout en profitant de baignades : les vacanciers savourent toutes les facettes d’un site vivifiant, qui a également inspiré des scènes cultes du cinéma.
« Vous apercevez cette petite plage, regardez à droite. Dans les années 60, un film a été tourné ici : Le Clan des Siciliens, avec Alain Delon. Ils se retrouveront pour quelques ébats amoureux sur cette plage en bas des escaliers, que vous voyez juste ici », illustre Jacques Orsini.

Aujourd’hui encore, une vingtaine de tournages ont lieu dans le massif. Christophe Pint Girardot, technicien spécialisé commercial et services à l’ONF Esterel Dracénie Verdon, est en charge de leur organisation. Dans quelques semaines, une crique sera entièrement aménagée pour le tournage d’un film avec Gérard Jugnot. « Tout sera amené par la mer, par des barges, pour limiter le transport dans le milieu naturel. Ensuite, il y aura presque une semaine de montage de décors, une semaine de tournage », détaille-t-il.

Cinéma et environnement

Il a identifié six lieux emblématiques de l’Esterel qu’il propose aux réalisateurs, comme un lac asséché l’été, qui a séduit Guillaume Canet et Marion Cotillard pour quelques scènes du film Rock’n Roll.
« On voulait une zone un peu désertique, qui ressemblait un peu à l’Australie. Dans Rock’n Roll, qu’ils sont venus tourner ici, il y a la petite particularité qu’à un moment, il y avait une histoire de promener un crocodile. Ça, c’est passé exactement ici », raconte Christophe Pint Girardot.

Qui dit cinéma dit parfois demandes loufoques de certains artistes, comme celle de Woody Allen pour son film Magic in the Moonlight.
« Ces bordures grises ne lui convenaient pas au niveau visuel. Elles n’étaient pas raccord avec la couleur de l’Esterel. Donc il les a fait repeindre deux fois à son équipe« , se souvient le technicien. Cependant, il est impératif de veiller à ce que les tournages ne perturbent pas l’écosystème du massif, classé Natura 2000.
« Dans ces falaises rocheuses, on a des espèces protégées qui nichent, comme le faucon pèlerin ou l’aigle royal. Pour des activités à risque ou dangereuses pour le site, on ne les réalise pas », assure-t-il.

Le rocher de la Saint-Barthélemy

Au cœur de l’Esterel se trouve le rocher de la Saint-Barthélemy, prisé à la fois par les cinéastes et les promeneurs. « Il n’y a plus de montée. C’est là où il y aura un des plus beaux points de vue », prévient Jean-Christophe Caron, guide pour Triloka. Des vacanciers y accèdent en VTT électrique, après une balade sur une route offrant un balcon sur la mer.
« C’est vraiment étonnant, il y a toutes ces roches rouges, on se croirait dans des paysages aux États-Unis, on a l’impression que les Indiens vont arriver », glisse une femme.

Pas de western ce jour-là, bien que certains s’y verraient bien. « Ça se comprend que ça soit utilisé dans les films, parce que le paysage est incroyable », s’enthousiasme une promeneuse.
« Je pense que c’est, à mon avis, un des plus beaux coins de France », abonde un homme.

Économie et préservation

Un site unique, qui se mérite : dans l’Esterel, chaque journée de tournage est facturée entre 600 et 2.000 euros. L’argent récolté est réinvesti dans l’entretien et l’aménagement du massif.



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