Matteo Arnaldi, lItalie renaissante en demi-finale de Roland. El título no debe incluir ningún






Matteo Arnaldi en Quarts de Finale de Roland-Garros 2026

Tout juste remis d’une blessure au pied qui lui gâchait la vie depuis un an, le 104e mondial Matteo Arnaldi a renversé deux matchs en cinq sets et plus de cinq heures de jeu pour réussir son meilleur parcours en Grand Chelem.

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Matteo Arnaldi lors de son match contre Matteo Berrettini en quarts de finale de Roland-Garros, le 3 juin 2026 sur le court Philippe-Chatrier.
Matteo Arnaldi lors de son match contre Matteo Berrettini en quarts de finale de Roland-Garros, le 3 juin 2026 sur le court Philippe-Chatrier.

De l’avis de tous les vaillants qui ont veillé jusqu’à une heure du matin, dans la nuit de lundi à mardi, c’était le match de la quinzaine : la victoire folle de Matteo Arnaldi contre Frances Tiafoe (22e mondial). Après cinq heures et demie de joute et trois tie-breaks (7-6 [7-5], 6-7 [5-7], 3-6, 7-6 [7-3], 6-4), Arnaldi a enflammé les tribunes d’un court Suzanne-Lenglen décoré d’une dizaine de drapeaux italiens, où un kop façon calcio s’est improvisé en bord de terrain.

« C’est le plus grand match que j’ai joué dans ma carrière », a déclaré le Ligurien sur le court, affublé d’un large débardeur bleu ciel et d’un short blanc, rappelant étrangement un certain Rafael Nadal édition 2006. Après quelques mots, le 104e mondial est retourné célébrer avec ses tifosi sa remontée fantastique, entamée alors qu’il semblait condamné par un set et deux breaks de retard dans la quatrième manche.

Matteo Arnaldi lors de son match contre Frances Tiafoe en quarts de finale de Roland-Garros, le 4 juin 2026 sur le court Suzanne-Lenglen.
Matteo Arnaldi lors de son match contre Frances Tiafoe en quarts de finale de Roland-Garros, le 4 juin 2026 sur le court Suzanne-Lenglen.

Une demi-heure plus tard, en conférence de presse, l’émotion n’était toujours pas retombée : « C’était irréel, complètement irréel, a avoué le joueur de 25 ans. Je ne sais pas comment j’ai gagné ce match, honnêtement. Je suis le premier surpris. J’étais très fatigué dès le premier set. » En effet, avant ce pugilat, l’infatigable défenseur avait déjà bataillé quatre heures pour son entrée en lice, puis de nouveau en quatre manches contre l’ancien finaliste Stefanos Tsitsipas, et même jusqu’au super tie-break contre Raphaël Collignon, contre qui il a sauvé une balle de match au troisième tour.

Pour se préparer à son derby contre Matteo Berrettini en quarts, Arnaldi a logiquement modifié sa routine de repos. « Pour la première fois, je n’ai pas joué au tennis, a-t-il expliqué après sa qualification pour les demi-finales. Je suis venu ici pour faire un peu de kiné, pour m’entraîner dans la salle de sport. » Malgré l’abandon de son compatriote en fin de deuxième set, qui lui a épargné un nouveau marathon, le natif de Sanremo a joué près de quatre heures par match en moyenne avant d’atteindre le dernier carré (19h48 au total), un record absolu depuis que la statistique est comptabilisée (1991).

Même si ces heures d’effort ressemblent à un handicap au moment d’aborder le dernier carré, Matteo Arnaldi refuse de se plaindre. « Je joue beaucoup, mais en même temps, je suis heureux de passer du temps sur le court parce que cela me manquait, de jouer », a-t-il déclaré après sa rude bataille contre Frances Tiafoe.

L’Italien, qui s’est maintenu dans le top 50 entre septembre 2023 et août 2025, a été gêné pendant près d’un an par une microfracture au sésamoïde du pied droit. Cela a conduit à un début de saison cauchemardesque : neuf défaites pour deux victoires, malgré une pause de six semaines pour soulager la douleur, et il est ainsi sorti du top 100. Un déclic inattendu s’est produit sur la terre battue du Challenger de Cagliari, à la fin avril, quand il a triomphé en éliminant quelques valeurs sûres du circuit, telles que Nuno Borges (51e mondial) ou Jean-Manuel Cerundolo (56e mondial).

Ce regain de forme, qui s’est poursuivi à Madrid avec des victoires face à Jaume Munar (41e mondial) et même Alex De Minaur (7e mondial), reste inexplicable pour le joueur. « J’ai l’impression qu’il n’y a pas vraiment d’explications pour cela, parce qu’avant Cagliari, j’allais descendre autour de la 150e place mondiale et je ne jouais pas, raconte-t-il. Enfin, j’ai joué cinq, peut-être six matchs jusqu’à présent. J’avais encore ma blessure et je n’arrivais pas à m’entraîner. J’avais l’impression d’être dans un tunnel dont je ne voyais pas le bout. »

Sa collaboration avec Fabio Colangelo, ancien entraîneur de Lorenzo Sonego, pourrait l’avoir aidé à se remettre d’aplomb, mais c’est surtout sa libération des douleurs qui le minaient qui a fait la différence.

« Je suis fatigué, mes jambes sont pratiquement inexistantes, mais j’espère juste que mon pied va résister, parce que je ne sais pas s’il était prêt pour ça. »

Matteo Arnaldi, en conférence de presse après sa victoire en 8es de finale contre Frances Tiafoe.

En quarts, Matteo Berrettini a été trahi par sa hanche. Matteo Arnaldi n’aura probablement pas la même réussite contre Flavio Cobolli (24 ans, 14e mondial), un autre compatriote qui partage sa hargne en défense et sa résilience à toute épreuve. Ce sera un match entre « bons amis », comme le dit Arnaldi, qui se croisent en tournoi depuis une dizaine d’années déjà. L’an passé, Fl
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