La mairie RN de Carcassonne refuse de prêter des locaux pour le vote des Algériens.. El título






Tensions diplomatiques entre Paris et Alger

Christophe Barthès invoque les tensions diplomatiques entre Paris et Alger et cite notamment le sort de l’écrivain franco-algérien Boualem Sansal et du journaliste sportif français Christophe Gleizes, toujours détenu en Algérie.

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Le nouveau maire RN de Carcassonne, Christophe Barthès, le 29 mars à Carcassonne (Aude).
Le nouveau maire RN de Carcassonne, Christophe Barthès, le 29 mars à Carcassonne (Aude). (VALENTINE CHAPUIS / AFP)

Le nouveau maire RN de Carcassonne, Christophe Barthès, a annoncé, jeudi 11 juin, son refus de mettre des locaux municipaux à disposition du consulat d’Algérie pour l’organisation des prochaines élections législatives, invoquant les tensions diplomatiques entre Paris et Alger. « Il ne me paraît pas cohérent que la Ville de Carcassonne mobilise ses moyens (…) afin de contribuer à l’organisation d’un scrutin relevant d’un État dont les autorités entretiennent aujourd’hui des relations particulièrement dégradées avec la France », a écrit l’élu d’extrême droite dans un message publié jeudi matin sur les réseaux sociaux de la ville.

Selon la mairie, le consulat d’Algérie a sollicité la commune pour y installer des bureaux de vote destinés aux ressortissants algériens établis en France, appelés aux urnes pour les élections législatives du 2 juillet. Pour justifier sa décision, le maire cite notamment le sort de l’écrivain franco-algérien Boualem Sansal et du journaliste sportif français Christophe Gleizes, toujours détenu en Algérie.

Christophe Barthès affirme que sa décision « ne vise en aucun cas » les Algériens de Carcassonne, mais constitue « un choix politique assumé » à l’égard du « régime algérien ». Depuis son élection en mars, Christophe Barthès a suscité diverses polémiques, en décrochant le drapeau européen de la façade de la mairie, en signant un arrêté anti-mendicité, ou en demandant à plusieurs syndicats de quitter des locaux municipaux que certains occupaient depuis des dizaines d’années.

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