Christophe Ellul condamné à quatre ans de prison avec sursis pour lhomicide involontaire de sa






Condamnation pour l’homicide involontaire d’Elisa Pilarski

Une jeune femme de 29 ans, enceinte, a été retrouvée morte à la fin de l’année 2019 dans un bois de l’Aisne. Elle était couverte de morsures canines, attribuées à Curtis, un des chiens de son compagnon.

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Christophe Ellul, compagnon d'Elisa Pilarski, devant le palais de justice de Soissons (Aisne), à l'ouverture de son procès le 3 mars 2026. (FRANCOIS LO PRESTI / AFP)
Christophe Ellul, compagnon d’Elisa Pilarski, devant le palais de justice de Soissons (Aisne), à l’ouverture de son procès le 3 mars 2026.
(FRANCOIS LO PRESTI / AFP)

Six ans et demi après les faits, Christophe Ellul a été condamné à quatre ans de prison avec sursis par le tribunal correctionnel de Soissons. Ce dernier a été déclaré coupable de l’homicide involontaire de sa compagne Elisa Pilarski, alors enceinte de six mois. Elle a été retrouvée morte, couverte de morsures canines, le 16 novembre 2019, dans une forêt, à proximité d’une chasse à courre. En conséquence, Christophe Ellul doit également verser 90 000 euros de dommages et intérêts à la mère d’Elisa Pilarski, et 60 000 euros à l’oncle de la jeune femme, avec lequel elle vivait.

Le sort du chien Curtis a également été au centre des débats qui ont eu lieu du 3 au 5 mars. La procureure avait demandé son euthanasie, affirmant que c’était lui et lui seul qui était à l’origine de l’attaque.
« Le chien a été excité par la meute [de la chasse à courre] car c’était une ambiance de concours de mordant », avait argumenté Laureydane Ortuno. Le tribunal a suivi ses réquisitions et ordonné l’euthanasie de l’animal.

Jeudi, en fin de matinée, quelques personnes se sont rassemblées devant le palais de justice de Soissons pour soutenir Curtis, le pitbull, qui se trouve actuellement dans un chenil de Haute-Garonne.
« Il y a trop de doutes, on ne peut pas être sûr que c’est Curtis le responsable », a déclaré Marylise, 55 ans, brandissant une pancarte où était inscrit Libérez Curtis. Avant le jugement, deux pétitions demandant la grâce du chien avaient recueilli plus de 80 000 signatures pour la première et plus de 30 000 pour la seconde.

« Il y a trop de doutes, on ne peut pas être sûr que c’est Curtis le responsable. Je n’y étais pas, personne n’y était : on ne saura jamais vraiment ce qu’il s’est passé », témoigne Marylise.
« Quand on ne sait pas, la présomption d’innocence s’applique. » Y compris pour les animaux

Au premier jour d’audience, Christophe Ellul avait nié la responsabilité de son chien dans l’attaque de sa compagne, malgré les conclusions accablantes de l’enquête.
« Mettez les preuves sur la table », avait-il imploré au tribunal. Avant d’ajouter :
« Si Curtis est coupable, tuez-le, piquez-le, ou sinon je le ferai. » Il avait ensuite craqué, reconnaissant le lendemain l’implication de son chien :
« Ça ne peut être que Curtis, avec les mensurations de la gueule et des dents. » « J’aimais Elisa plus que tout, elle me manque. (…) Si j’avais su qu’elle pouvait courir un risque, j’aurais pris les dispositions nécessaires, » avait-il déclaré, en larmes, lors de sa dernière prise de parole devant le tribunal.



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