Le 24 août 2026, l’Élysée a annoncé un projet ambitieux pour l’ouest de Paris : la construction d’un complexe de loisirs comprenant trois parcs d’attractions, financé par des fonds saoudiens. Ce projet, qui représente un investissement de six milliards d’euros, vise à rivaliser avec Disneyland Paris, établissant ainsi une nouvelle référence dans le secteur des loisirs en France.
Ce complexe sera situé à Courdimanche, sur l’ancien site de Mirapolis, le premier parc d’attractions français ouvert en 1987 et fermé en 1991. Les thèmes des parcs restent à définir, mais l’un d’eux pourrait être consacré aux mangas, avec des rumeurs d’un parc dédié à la licence Dragon Ball. Un projet similaire est déjà en cours en Arabie saoudite, dans la ville de Qiddiya, qui accueillera des attractions telles que Six Flags, reconnue pour sa montagne russe la plus haute et rapide au monde. Le parc saoudien prévoit d’occuper 50 hectares, avec sept zones thématiques et plus de 30 attractions, surmontées d’une sculpture iconique de 70 mètres du dragon sacré Shenron, emblématique de la culture manga japonaise.
Une annonce sans précédent pour le secteur des loisirs
Lors de sa visite en France, le prince héritier d’Arabie saoudite Mohammed Ben Salman a été présent pour l’annonce de ce projet titanesque. Le Président de la République, Emmanuel Macron, a exprimé son enthousiasme sur X (anciennement Twitter), affirmant : « À Cergy-Pontoise, 3 parcs à thème vont voir le jour. […] Du jamais vu depuis Disneyland Paris. Une nouvelle destination mondiale. » Il a également remercié Qiddiya et l’Arabie saoudite pour leur confiance dans le développement touristique de la France.
Une réponse stratégique aux projets étrangers
Valérie Pécresse, la présidente de la région Île-de-France, a confirmé qu’elle travaillait sur ce projet depuis 18 mois, affirmant qu’il pourrait révolutionner l’attractivité touristique de la région. Ce futur site de loisirs se positionnera en concurrence directe avec Disneyland Paris, qui attire annuellement 16 millions de visiteurs, ainsi qu’avec le Parc Astérix, qui reçoit environ 3 millions de visiteurs chaque année.
Ce développement est également une réponse à l’expansion d’Universal, qui a lancé la construction de son premier parc en Europe au Royaume-Uni, prévu pour ouvrir en 2031 et visant à accueillir 8,5 millions de visiteurs lors de sa première année. Ainsi, la France cherche à renforcer sa position sur le marché mondial des loisirs face à une concurrence croissante.