Emmanuel Macron et le prince héritier saoudien ont officialisé, lundi, le projet de trois parcs d’attractions en région parisienne. « Un projet de cette ampleur, c’est environ cinq à six années » d’ici l’ouverture, estime sur franceinfo Maxime Guény, directeur de la publication de Parcs et Loisirs Magazine.
Publié le 24/08/2026 à 20h39
Temps de lecture : 2 min
« Un projet de cette ampleur, c’est environ cinq à six années avant l’ouverture, à horizon 2030-2031 », estime Maxime Guény, directeur de la publication de Parcs et Loisirs Magazine, lundi 24 août sur franceinfo, après l’annonce, par l’Élysée, d’un nouveau projet de trois parcs d’attractions sur un même terrain en région parisienne, à Cergy-Pontoise (Val-d’Oise), sur l’ancien site de Mirapolis. Cette officialisation a eu lieu lundi en marge de la visite, à Paris, du prince héritier saoudien Mohammed Ben Salmane, reçu par Emmanuel Macron.
Combien de temps peut prendre l’ouverture d’un tel projet de parcs d’attractions ?
Maxime Guény : Un projet de cette ampleur, ça met environ cinq à six années, il faut voir à horizon 2030-2031. C’est à peu près la durée de construction du parc Disneyland Paris, entre 1987 et 1992. Au Royaume-Uni, le premier parc Universal Studio est en projet, avec le même ordre d’investissements et il doit ouvrir d’ici six ans. Donc il va falloir être patient !
Le financement et les attractions en projet
Pour l’instant, les informations sont très rares. Ce qui est sûr, c’est que le financeur saoudien a déjà des parcs à thème en Arabie Saoudite. Il vient d’en ouvrir un le 1er janvier dernier, un Six Flags avec des attractions énormes. Le marché français des parcs d’attraction est mature, mais il n’est pas saturé. Et ils font appel à une licence ultra populaire : Dragon Ball dépasse largement le seul public du manga. Toei Animation, qui est le studio, revendique 94 % de notoriété de Dragon Ball auprès des 25-45 ans en France.
Ce sont des adultes qui ont grandi avec la série Dragon Ball, qui viendront avec leurs enfants. Le projet peut toucher plusieurs générations, un public européen et international.
Maxime Guény sur franceinfo
Avec six milliards d’euros d’investissements annoncés, on ne parle plus d’un simple parc régional, mais potentiellement d’une véritable destination touristique : la logique de ce parc, c’est de ne pas toucher que les Franciliens, c’est de toucher vraiment le monde entier.
Que pense-t-on de l’emplacement choisi, à Cergy-Pontoise (Val-d’Oise) ?
À l’Est, vous avez Disneyland Paris, au nord le Parc Astérix et, à l’Ouest, il n’y avait rien ! Autant vous dire qu’il y a de la place. En plus, symboliquement, installer ces trois parcs sur l’ancien site du parc à thème Mirapolis, entre 1987 et 1991 et qui a été un fiasco économique incommensurable, ça a tout un sens. Cependant, à l’époque, Mirapolis avait ouvert avec des objectifs démesurés, proche des deux millions de visiteurs dès la première année et la fréquentation n’a pas été suffisante pour supporter l’endettement.
Cet échec ne prouve pas qu’un parc est impossible à Cergy-Pontoise, il montre simplement que
FONTE