Tianwen-2, qui doit ramener sur Terre des échantillons d’un astéroïde, est arrivée près de sa cible pour entamer son exploration scientifique.
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Une première pour le spatial chinois. La sonde Tianwen-2 est arrivée à destination, lundi 6 juillet, a annoncé l’agence spatiale chinoise. Elle se trouve à proximité immédiate d’un astéroïde, un corps rocheux en orbite autour du Soleil, sur lequel elle va tenter de se poser. La rencontre a lieu au terme d’un an de voyage et un milliard de kilomètres parcourus.
Il va d’abord y avoir plusieurs jours d’observation et d’analyse de composition de surface par la sonde bardée d’instruments, avant que celle-ci n’effectue la manœuvre périlleuse, se poser sur « 2016 HO3 », un petit corps mesurant environ 40 mètres de diamètre et tournant très rapidement sur lui-même. « Il faut se poser dessus, il faut prélever l’échantillon sur l’astéroïde, il faut arriver au bon moment », décrit Frédéric Moynier, cosmochimiste et professeur à l’Institut de physique du Globe à Paris.
Selon lui, le jeu en vaut la chandelle car, à la différence des seulement trois autres missions de ce genre déjà réussies par le passé, par des Américains et des Japonais, cet astéroïde pourrait être totalement inédit dans son origine. « Quand la mission est partie, on pensait que cet astéroïde était un petit bout de lune qui avait dû être arraché de la lune et qui s’était mis en orbite terrestre. Et finalement, ce n’est peut-être pas un bout de lune, ça ressemble encore à quelque chose de différent qui serait un bout d’un objet assez récent et qui se serait différencié, un peu comme Mercure, avec une surface très particulière », explique Frédéric Moynier.
Si le prélèvement réussit, la sonde chinoise reviendra vers la Terre pour larguer, depuis l’espace, un module qui redescendra son précieux chargement d’ici un an à un an et demi avant de repartir explorer, cette fois-ci, une comète qui voyage entre Mars et Jupiter.