Le 11 août 2026, une nouvelle attaque en mer Rouge a eu lieu, mettant en lumière la persistance des tensions dans la région. Deux membres d’équipage, un Pakistanais et un Indonésien, ont été tués lorsqu’un navire a été touché par un projectile près du détroit de Bab el-Mandeb, au large des côtes sud du Yémen. L’information a été rapportée par la société de sécurité britannique Vanguard Tech, qui a également fait état de quatre autres blessés, dont trois Pakistanais et un Indonésien.
Les retours d’incidents et les réactions
La marine yéménite a été dépêchée sur les lieux pour porter secours au navire, mais a essuyé des tirs supplémentaires, ce qui a entraîné une victime supplémentaire. L’agence maritime britannique UKMTO avait précédemment signalé qu’un cargo avait été touché par un projectile d’origine inconnue, causant ainsi des victimes mais sans précisions sur le nombre total.
Les garde-côtes yéménites basés à Mokha ont confirmé que trois personnes étaient décédées dans cette attaque, qu’ils attribuent aux rebelles houthis, soutenus par l’Iran. Une autre source a ajouté : « Nous avons réussi à secourir le reste de l’équipage. »
Un climat de guerre persistante
Les hostilités se sont intensifiées entre les Houthis et le gouvernement yéménite soutenu par l’Arabie saoudite depuis juillet 2026, rompant une trêve négociée en 2022. Cette escalade est considérée comme une nouvelle phase des tensions régionales liées à la guerre entre les États-Unis et l’Iran. Les Houthis ont également annoncé un blocus des navires saoudiens dans la mer Rouge, crucial pour le transport d’hydrocarbures, alors que le détroit d’Ormuz est contrôlé par l’Iran, exacerbant la situation.
Les implications géopolitiques
Cette attaque souligne les dangers croissants dans une région déjà instable, où la sécurité maritime est devenue un enjeu central. L’incident est une manifestation des intérêts géopolitiques conflictuels qui traversent le Moyen-Orient, incitant à une vigilance accrue de la part des acteurs internationaux.