Depuis 1946, ce domaine aussi secret qu’exceptionnel imaginé par le plus grand nez du XXe siècle, aide les parfumeurs indépendants à créer des compositions libres, affranchies des logiques marketing. Visite.

Domaine Sainte Blanche
Edmond Roudnitska n’est guère connu du grand public : de son vivant, les parfumeurs existaient seulement dans l’ombre des couturiers. Disparu en 1996, il est reconnu aujourd’hui comme l’un des plus grands nez du XXe siècle, admiré des amateurs de « beaux parfums » (selon ses propres mots) pour ses nombreux chefs-d’œuvre comme pour l’approche singulière, quasi philosophique, de son métier.
C’est cette vision qui l’a incité, avec son épouse Thérèse, à s’installer après-guerre sur les hauteurs de Grasse. Dans le petit village de Spéracèdes, jouxtant Cabris, qui offre alors un panorama époustouflant sur la Côte d’Azur et accueille artistes et intellectuels – Albert Camus venu soigner sa tuberculose, Jean Marais, André Gide, Antoine de Saint-Exupéry…
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Edmond Roudnitska a été le premier à s’affranchir des grandes sociétés de composition et à revendiquer son statut d’indépendant. C’est pour conserver cette liberté de création qu’il fonde avec Thérèse, à Cabris, son laboratoire.
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