Je pédale et en même temps je recharge : des salariés en Essonne adoptent les vélos. El






Fête du Sport 2026

Créée dans le sillage des Jeux olympiques de Paris 2024, la Fête du sport revient pour une deuxième édition. Alors que 72 % des Français déclarent pratiquer une activité sportive, les autorités veulent les inciter à bouger davantage, y compris au travail. Au conseil départemental de l’Essonne, des vélo-bureaux sont proposés aux salariés.

Publié | Temps de lecture : 3 min

Un appel à l’activité physique au travail

Des activités sont proposées partout en France, lundi 14 septembre, à l’occasion de la deuxième édition de la Fête du sport, créée l’année dernière dans le sillage des Jeux olympiques de Paris 2024. L’idée est d’encourager les Français à bouger et à découvrir de nouvelles activités. Pourquoi pas faire du sport au travail ? Le gouvernement veut pousser les salariés à marcher ou à pédaler sur leur lieu de travail. Aujourd’hui, un salarié sur cinq déclare pouvoir y pratiquer une activité physique.

Des vélo-bureaux au Conseil Départemental

Dans les locaux du Conseil départemental de l’Essonne, des « vélo-bureaux » ont ainsi été installés dans une salle de réunion tout à fait classique, avec son rétroprojecteur, son tableau Velleda et ses ordinateurs. Sauf que, pour recharger ses outils informatiques, il faut littéralement pédaler. « On est à 60 watts, 18 km/h, c’est parfait, » assure Laura, une employée. « Je pédale et en même temps je recharge, vous voyez le petit signe sur l’écran, qui dit que je suis en train de recharger l’ordinateur. » En tout, huit vélo-bureaux sont disponibles. Ils ressemblent à des vélos d’appartement dont on peut régler la puissance. « Si on est trop essoufflé, ça veut dire que la résistance est trop haute ou qu’on pédale trop vite, donc il faut trouver l’entre-deux, ou s’arrêter de pédaler pour reprendre son souffle, » explique-t-elle.

Les impressions des utilisateurs

Assise en face d’elle, Audrey Robert, des ressources humaines, pédale elle aussi. « Il faut vraiment y aller en douceur, » souligne-t-elle. « Installer un tel équipement ne va pas de soi, on n’est pas forcément à l’aise avec son corps ou prêt à faire un effort physique devant ses collègues. » Selon elle, c’est aussi la culture de l’entreprise qu’il faut revoir : « Ce n’est pas évident, mais finalement, c’est aussi un signal : je prends soin de moi. Oui je suis rouge, je m’essouffle un peu, mais j’ose prendre soin de moi au travail et mon employeur me laisse prendre soin de moi. C’est un message très très important. »

Une tendance bien accueillie

Un message généralement bien accueilli par les salariés, ici comme ailleurs. Selon les études, la majorité des travailleurs ont recours à ce genre d’activité physique lorsqu’elle est proposée dans l’entreprise. Des chiffres logiques pour Yann Pétel, conseiller départemental en charge des sports. « Au début, ils n’y croient pas, » indique-t-il. « Après, ils se rendent compte qu’effectivement c’est très bien et que ça leur apporte des choses qu’ils n’imaginaient même pas. » Parmi les bienfaits : une meilleure santé mentale et une meilleure concentration, mais aussi une diminution de la fatigue l’après-midi. Et il existe un ultime avantage à ces vélo-bureaux : « Ça raccourcit aussi le temps de réunion forcément, donc c’est tout bénéf, » reprend Laura. Et si les employés ont pédalé un peu trop fort en réunion, des douches sont également à leur disposition.

Les Français et le sport

Mais peut-on dire que les Français sont sportifs ? Selon une étude réalisée par l’institut Ipsos, 72 % d’entre eux déclarent pratiquer une activité sportive. Il existe peut-être un écart entre ce qu’ils disent faire et la réalité, mais ce niveau reste historiquement élevé, hors période de confinement, lorsque les Français s’étaient massivement mis au sport pour passer le temps. En dix ans, ils ont également quasiment doublé le temps qu’ils y consacrent : plus de 4 heures par semaine en moyenne.

La pratique est aussi beaucoup moins genrée qu’auparavant : quasiment autant de femmes que d’hommes font désormais du sport. Les différences restent en revanche importantes selon l’âge. Les plus jeunes sont les plus sportifs : 84 % des 15-29 ans pratiquent régulièrement en 2025, contre 75 % des 30-59 ans et 61 % des 60 ans ou plus. Les Français issus des milieux sociaux les plus favorisés restent également davantage sportifs. Après les JO, les autorités voulaient pousser tous les Français à bouger davantage. La pratique sportive a légèrement augmenté depuis 2024, mais sans progression spectaculaire deux ans plus tard.

Les préférences sportives des Français

La marche et la course à pied restent particulièrement plébiscitées. Nombreux sont ceux qui se sont entraînés cette année pour courir leur premier semi-marathon ou leur premier marathon. Les Français pratiquent aussi différentes formes de gym, du vélo, des sports aquatiques et des sports collectifs comme le football, le basket ou le handball.

Une tendance se dessine toutefois nettement ces dernières années : la pratique en club associatif recule. Les Français s’inscrivent davantage dans des salles de sport, où ils peuvent faire de la musculation et du cardio. Ils sont aussi nombreux à pratiquer chez eux, à l’aide d’applications ou de vidéos sur internet. Près d’un sportif sur deux a désormais une pratique de ce type : une solution jugée plus pratique, moins chronophage, mais aussi moins chère.



FONTE

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *