Des fouilles archéologiques révèlent le passé du site du Pilat, avant la dune.. El título no






Découverte archéologique à la dune du Pilat

En Gironde, une découverte étonnante a été faite sous la célèbre dune du Pilat, marquant le début d’une nouvelle campagne de fouilles archéologiques. Il y a environ 2 000 ans, le site abritait un étang ainsi qu’une production de sel. L’enjeu est désormais de sauver les vestiges des premiers habitants.

Une exploration en cours

Sa formation aurait démarré il y a quelque 4 000 ans. Cependant, la dune du Pilat (La Teste-de-Buch, Gironde) n’est pas devenue le plus haut tas de sable d’Europe du jour au lendemain. Son histoire continue de se dévoiler, et les recherches débutent avec la pelleteuse. « Il faut que le travail se fasse de manière très précise, au centimètre près, puisqu’il faut retirer le jaune sans toucher au noir », explique Philippe Jacques, archéologue amateur.

Des vestiges révélateurs

Sous le sable se trouve le paléosol, un sol fossilisé. En le grattant un peu, les archéologues lui ont fait révéler qu’il y avait un hameau ici. « Là, c’est le site du Pilat, il y a à peu près 2 600 ans, 2 700 ans. Pas de dune, on a des petites habitations en bois, et puis ici, des sites sauniers, c’est-à-dire des sites où l’on produisait du sel », indique Philippe Jacques. Bernard Chièces, archéologue amateur, montre ensuite : « Et là, ce que vous avez, par milliers, par centaines de milliers, ce sont les fragments des moules à sel qui servaient justement à fabriquer des pains de sel. »

Une passion pour l’histoire

Les campagnes de fouilles ont commencé il y a une quarantaine d’années. Des archéologues amateurs du secteur, soutenus par des professionnels, se sont passionnés pour l’histoire écrite au pied de la dune. « Là, ce qu’on a, c’est la marque du trou de poteau. Donc là, c’est le sommet. On va le creuser pour voir son profil en profondeur », précise Arthur Boué, doctorant en archéologie.

Des découvertes significatives

Le poteau devait supporter un toit. Il y avait un bâtiment, sûrement un atelier, comme le confirme cette pièce : un objet utilisé pour le filage de la laine. Entre 900 et 600 avant J.-C., il semblerait que l’on vivait en permanence sur la côte, comme le démontrent ces fouilles. Celles-ci se déroulent alors que la mer avance. « Le but, c’est de documenter ces niveaux et puis ces sites avant qu’ils soient totalement détruits pour sauvegarder la mémoire du passé », souligne Caroline Landart, archéologue.

Une course contre la montre

Les archéologues se sont donnés 19 jours pour explorer ce passé avant qu’il ne soit trop tard. L’urgence de la situation amène les équipes à travailler avec rigueur et détermination, assurant ainsi la protection de ces précieux vestiges.



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