Des paysages à couper le souffle aux délices culinaires, lîle de Skye, joyau brut de






Découverte de l’île de Skye

Le « 13 Heures découverte » vous emmène sur l’île de Skye. Reliée au nord-ouest de l’Écosse par un pont et surnommée « l’île des Brumes », elle est particulièrement prisée pour ses paysages grandioses, ses formations rocheuses et ses landes baignées de légendes celtiques.

Un trésor sauvage d’Europe

Elle est sans aucun doute l’une des îles les plus sauvages d’Europe. L’une des plus intimidantes aussi, quand les nuages embrassent ses sommets. « L’île de Skye, ça veut dire ‘l’île de Brume’. Ce sont les Vikings qui ont donné le nom à l’île », nous précise notre guide, Tom Klimkowski, un Français tombé amoureux de l’Écosse et de son climat il y a presque 20 ans. « Quand il y a le brouillard, ça donne ce côté mystique, mystérieux, qui a aussi son charme », pointe le guide touristique de « Randonnée-Écosse ».

À la découverte de « Old Man of Storr »

Aujourd’hui, Tom fait découvrir à Noah Fletcher, l’un de ses amis écossais, le « Old Man of Storr ». « Tout ça date d’il y a 55 millions d’années », explique-t-il. Ce géant de basalte de 46 mètres de haut ressemble, selon certains, à un vieil homme lorsqu’il fait beau, d’où son nom. « C’est la carte postale de l’île. Les paysages sont vraiment uniques au monde, quand même », confirme Tom. Noah n’en croit pas ses yeux : « C’est incroyable. C’est l’un des trucs les plus beaux que j’ai vus de ma vie », confie-t-il.

La nature préservée de Skye

Et pourtant, il n’a encore rien vu. Tout au nord de l’Écosse, sur 80 km de long, l’île de Skye est une terre rare. L’un de ces endroits où les arbres, l’eau, et tout simplement la nature semblent avoir échappé à la main des hommes. Difficile de parcourir Skye sans avoir le sourire honnête. « La nature, ça a un côté bienfaisant. On se sent bien, c’est un médicament quand on est là. Et j’adore aussi faire partager ça aux gens et les emmener et les voir s’émerveiller devant ces paysages incroyables », commente Tom.

Retour aux racines

La beauté de l’île de Skye et la sensation d’être un peu seul, au bout du monde. C’est aussi pour cela qu’Iain Matheson est rentré chez lui après avoir travaillé pendant des années aux quatre coins du globe pour l’industrie gazière. « Ici c’est notre peuple, notre héritage. La plupart de ceux qui partent d’ici reviennent après quelques années », assure-t-il. Avec son fils, il pêche désormais le homard. Ce matin-là, les deux hommes doivent relever une quinzaine de casiers, prenant garde à chaque prise de respecter la maille réglementaire. « Si on ne fait pas attention, un jour il n’y aura plus de poissons. Il faut qu’on soit attentif, c’est comme ça que je vois les choses », souligne le jeune Somhairle Matheson.

Une pêche durable

En l’espace d’une heure et demie, près d’un homard sur deux sera remis à l’eau. Avec onze crustacés, la pêche du jour n’est pas miraculeuse, mais elle devrait suffire pour les clients de la famille Matheson. Une partie de leurs homards va être vendue dans l’Europe entière. « Ils vont à Paris, Madrid, Barcelone, et certains, en Italie. Un homard comme ça, c’est 700 grammes. On le vend à 15 euros, mais vous le trouverez bien plus cher au marché à Paris », nous montre Iain.

De la mer à l’assiette

Rassurez-vous, certains des homards de Skye voyagent beaucoup moins loin et terminent leur course dans la cuisine d’un restaurant de l’île. Ici aussi, on travaille en famille. Le père, Jim Hunter-Davies, s’occupe de la cuisson au feu de bois : « Cette cuisson-là, elle permet de sublimer un produit qui est déjà fantastique. Et puis, c’est comme ça qu’on faisait il y a des milliers d’années », pointe le chef de cuisine de « The Dunvegan Skye ».

Le fils, Ruaridh Hunter-Davies, prend en charge la préparation du plat et la mise en place. « On va placer le homard dans la bisque avec de l’huile persillée et puis des moules », annonce le jeune homme. Voici donc un homard pêché au casier, saisi au feu de bois, que Blair Hunter-Davies, la mère, va goûter. « C’est à la fois doux et fumé. Il y a un bon équilibre entre les saveurs », commente-t-elle, satisfaite de cette « bouchée de Skye ».

Skye est un plaisir pour les papilles, mais plus encore pour les yeux qui peinent, lorsque le voyage prend fin, à quitter ces paysages si spectaculaires.



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