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Salaires trop bas, impôts trop lourds, candidatures sans réponse, climat politique étouffant… À six mois d’une présidentielle sous tension, dans une France à la croissance atone et en pleine crise budgétaire, une partie de la jeunesse regarde ailleurs.
Salaires insuffisants, lourdeur des impôts, absence de réponses aux candidatures… Ce climat étouffant laisse entrevoir une jeunesse qui se détourne de son pays. Emile, un jeune diplômé d’HEC de 26 ans, partage un ressentiment amer. En effet, il a quitté la France en 2025 pour rejoindre une grande banque d’investissement à Hongkong. Alors qu’il prévoyait de revenir à Paris en 2027, la perspective de fonder une famille avec sa compagne le pousse à envisager un séjour prolongé. « Je compte attendre jusqu’en mai, pour voir comment l’élection présidentielle se profile. Et si la situation ne s’améliore pas, on reste », déclare-t-il, avec une touche de résignation.
Comme lui, nombreux sont les jeunes qui voient l’avenir de la France s’assombrir. En effet, la dette nationale s’alourdit, l’impasse politique se prolonge et l’économie peine à retrouver son souffle après des crises successives. Une récente enquête Ipsos révèle que seulement 21 % des jeunes titulaires d’un Bac+5 se disent confiants dans la situation politique du pays. Dans un pays souvent décrit comme en plein décrochage, plusieurs craignent que leurs ambitions se réduisent et que leurs projets se voient sans cesse repoussés.
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