Jeux Olympiques de la Jeunesse à Dakar : les préparatifs intensifiés pour les premiers JO en






Jeux Olympiques de la Jeunesse à Dakar

Préparez-vous à vibrer : dans deux jours, ce sera le début des Jeux Olympiques de la Jeunesse à Dakar, au Sénégal. Il s’agit du premier événement olympique sur le continent africain. Nous avons accompagné la délégation française, qui prend ses marques sous une chaleur écrasante. Le récit de nos correspondants.

La flamme olympique en Afrique

La scène se passe dans un lieu tenu secret d’une station balnéaire du Sénégal. Dans une chambre d’hôtel, deux officiers des forces d’élite veillent jour et nuit sur un trésor : la flamme olympique. Elle brûle pour la première fois en Afrique. « On a l’habitude de garder des VIP, des chefs d’État et autres, c’est comme ça qu’on fait avec cette flamme. – On dort avec, on la garde, en tout cas, jalousement », expliquent ses gardiens.

La flamme est en tournée dans tout le pays, escortée étroitement à travers les 14 régions du Sénégal. Le feu olympique embrase tout un pays, avec 450 relayeurs en tout. Jamais un événement olympique n’avait été organisé sur le sol africain. « C’est un grand plaisir, je suis honorée. On avait besoin de ça, et ça, ça arrive, c’est un plaisir », se réjouit Oumy Dièye, championne de golf et porteuse de la flamme.

Dakar se prépare pour l’événement

Depuis des mois, le Sénégal se prépare. Rénovation, construction, éclairage… Des travaux tous azimuts comme la capitale n’en avait probablement jamais connu. Dakar se fait belle pour accueillir le monde. Les Jeux Olympiques de la Jeunesse, créés en 2007, c’est un pari : faire émerger les champions de demain. La compétition est réservée aux athlètes de 14 à 17 ans. Au total, 25 disciplines différentes seront présentes : rugby, skateboard ou beach handball, entre autres. Au total, 206 pays seront représentés, avec plus de 2 700 jeunes athlètes.

Le Sénégal sera bien sûr le pays le plus représenté : 136 sportifs sont sélectionnés et, parmi eux, Aïcha Diop, 15 ans, catégorie moins de 44 kg et espoir du judo national. Un visage d’ange, qui cache une détermination à toute épreuve : « Ce que j’adore, ce sont les combats. J’aime surtout aller dans les compétitions, montrer mes capacités. Je vais les tabasser », assure-t-elle en riant.

L’histoire inspirante d’Aïcha

Aïcha a commencé le judo il y a sept ans, dans une petite salle de quartier en banlieue de Dakar, loin des infrastructures du haut niveau. Son entraîneur fabrique lui-même le matériel utilisé pour les exercices avec du sable et des sacs de riz. « Aïcha, tout ce que tu lui dis, elle [le] capte. C’est ce qui m’a bien impressionné. À sa première compétition, elle était déjà médaillée d’or », commente Ambroise Diagne, son entraîneur de judo. « Pour les Jeux Olympiques, je suis un peu inquiète. Beaucoup de personnes comptent sur moi. J’ai peur surtout de les décevoir. Le jour J, je me dis que cette peur n’a pas de place ici, car c’est le moment pour moi de monter et de briller », glisse encore la jeune judoka.

Conditions de vie et ambitions

Aïcha vit dans un quartier résidentiel populaire avec sa famille, sa grande sœur et ses deux petits frères. L’appartement familial est au deuxième étage, avec une chambre pour les parents et une autre pour les enfants. « On se trouve dans notre chambre, à moi, à ma sœur et aussi à nos frères. Nous quatre, nous dormons ici sur ce lit. Elle dort au rebord, moi je dors au fond et nos deux petits frères dorment au milieu », nous explique Aïcha. Grâce au judo, Aïcha a déjà commencé à visiter le monde. « Voici mes médailles. C’est ma première médaille en compétition internationale, que j’ai faite à Casablanca. J’avais très peur, mais je voulais quand même gagner », nous montre la sportive. Dans quelques jours, la judokate partira s’installer au village olympique. En attendant, elle continue à s’entraîner sur le toit de son immeuble, loin des projecteurs et des caméras qui l’attendent.

Une arrivée internationale à Dakar

Et si les Sénégalais se préparent, ils ne sont pas les seuls. Ce soir-là, à l’aéroport de Dakar, les arrivées s’enchaînent : Japon, Cuba, Brésil… et la France. Ce ne sont pas encore les athlètes, mais le Comité national olympique qui vient préparer l’arrivée de l’équipe de France.

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