Assassinat de Samuel Paty : un nouveau procès souvre, cest un moment difficile pour la






Gaëlle Paty au Festival de la Biographie de Nîmes

À la veille de l’ouverture du procès en appel de quatre des condamnés pour l’assassinat de Samuel Paty, sa sœur Gaëlle Paty était présente, dimanche 25 janvier, au festival de la biographie de Nîmes pour dédicacer son livre. Elle revient sur le combat qu’elle mène pour la mémoire de son frère.

Gaëlle Paty, la sœur de Samuel Paty, a participé au festival de la biographie pour présenter son ouvrage intitulé « Samuel Paty : un procès pour l’avenir ». Cet événement coïncide avec l’ouverture du procès en appel de quatre des huit personnes condamnées pour leur rôle dans l’assassinat du professeur d’histoire-géographie, décapité le 16 octobre 2020 à Conflans-Sainte-Honorine.

Une équipe de France 3 Occitanie a rencontré Gaëlle Paty à cette occasion. Dans son livre, coécrit avec deux autres auteurs, elle évoque les sept semaines du premier procès, qui s’est tenu à l’automne 2024. Les huit accusés ont été déclarés coupables, les peines allant de un à seize ans de prison. Quatre d’entre eux ont interjeté appel et sont rejugés depuis le 26 janvier jusqu’au 27 février, devant la cour d’assises d’appel spéciale de Paris.

Samuel Paty a été tué après une campagne de haine alimentée par de fausses accusations relayées sur les réseaux sociaux. Son assassin, Abdoullakh Anzorov, a été abattu par la police après les faits. La justice a jugé que certains accusés avaient contribué à créer un climat de haine envers l’enseignant, facilitant ainsi ce crime tragique.

Photo d'illustration.
Photo d’illustration.
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© PASCAL GUYOT / AFP

Au salon de la biographie, Gaëlle Paty a échangé avec les lecteurs : « Je pense qu’au-delà du courage, c’est la conviction. Avoir des convictions, et aller au bout de ses convictions ». Elle a insisté sur l’importance de continuer à raconter la mémoire de Samuel pour ne jamais oublier ce qu’il a subi. Sur chaque page de garde de son livre, elle inscrit un message de transmission et de résilience.

Elle a été rejointe par des lecteurs de tous âges, parmi lesquels Sophie Calley, cheffe d’établissement du collège Ada Lovelace à Nîmes, qui mène un travail de mémoire en inaugurant un hall de la laïcité, décoré de fresques, dont celle du portrait de Samuel Paty.

Sur le terrain, cinq ans après le drame, les enseignants se sentent encore profondément marqués. Gaëlle Paty souligne l’importance de dépasser l’émotion initiale pour agir auprès des jeunes dans les établissements scolaires. « On a besoin d’eux pour qu’il se passe quelque chose auprès de nos jeunes », ajoute-t-elle.

Libraire de profession, elle évoque également l’épreuve que représente ce nouveau procès en appel. « Un procès en assises « terroriste », c’est violent par les faits, mais aussi par les personnes qui se défendent dans cette cour. Parfois, elles se défendent avec beaucoup de malhonnêteté ou d’agressivité, accusant même mon frère d’avoir eu un cours discriminatoire et islamophobe, et d’avoir entre guillemets « mérité » ce qui lui est arrivé ».

C’est violent pour la famille, c’est violent pour les parties civiles en général.

Gaëlle Paty, auteure du livre « Samuel Paty : un procès pour l’avenir ».

Après ce second procès, Gaëlle Paty espère voir son frère honoré pour son engagement en tant qu’enseignant. Elle demande sa panthéonisation, comme symbole pour tous les professeurs en France.



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