Il y a quelques jours, « Le Figaro » a sorti son classement des 10 auteurs français qui ont vendu le plus de livres en 2025. En haut de la liste, des autrices de romance, ce qui a étonné certains internautes.
Publié le 07/02/2026 à 09:12
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« Vous êtes sûrs que les chiffres sont bons ? », « Il manque les auteurs de polars… » commentent certains internautes. Comme si personne ne voulait croire que des autrices de romance pouvaient faire autant de ventes.
Virginie Grimaldi est pourtant bien à la première place, avec plus d’1 million d’exemplaires vendus, suivie de près par Morgane Moncomble et Melissa Da Costa. Pour vous donner une idée de l’ampleur du succès, Morgane Moncomble a vendu plus de 800.000 livres en 2025, alors qu’elle n’a sorti aucun roman cette année-là. Le succès des romances s’étire bien au-delà de leur sortie, il dure dans le temps.
Cependant, pour une partie du public, ces femmes qui écrivent dans des genres populaires ne devraient pas dominer les ventes. La romance reste souvent perçue comme un genre littéraire honteux, même si de plus en plus de lectrices ont décidé de l’assumer, notamment sur TikTok.
La créatrice de contenu Basilic Tropical est fan de romances et c’est d’ailleurs elle qui a inspiré ce sujet. Elle a réagi au classement du Figaro: « La romance francophone bénéficie d’une visibilité comparable à celle des genres historiquement dominants. Malgré cela, le traitement médiatique de cette information n’est toujours pas le même. » La créatrice de contenu, spécialisée dans la littérature, a bien analysé l’article du quotidien : lorsque David Foenkinos est décrit comme « romancier, cinéaste et dramaturge », Morgane Moncomble est appelée « la petite reine de la romance ».
De cette autrice, la saga Seasons, qui a connu un énorme succès, n’est pas très bien mise en avant. Il y a même une erreur dans l’un des titres. Ces détails, comme le signale Basilic Tropical, continuent de faire passer la romance pour un sous-genre de la littérature.
La chercheuse Lauren Cameron explique que cette stigmatisation est liée à la perception de genre. La romance est majoritairement écrite et consommée par des femmes, centrée sur des expériences féminines. Cela, dans la société patriarcale, reste synonyme de mauvaise culture.
Malgré tout, et grâce entre autres aux réseaux sociaux, la communauté des amateurs et amatrices de romance continue de grandir et de se rassembler. Cela aide progressivement à atténuer l’impact d’une forme de honte sociale.