Tom Homan, le « tsar des frontières » américain, a annoncé le jeudi 12 février 2026 que le président des États-Unis avait accepté de mettre un terme aux opérations anti-migrants dans la ville de Minneapolis, située au nord-est du pays. Les effectifs policiers de l’ICE (Immigration and Customs Enforcement) se retireront progressivement.
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(STEPHEN MATUREN / GETTY IMAGES NORTH AMERICA)
Dans une conférence de presse, Homan a déclaré : « J’ai proposé, et le président Trump a accepté, que cette opération prenne fin. » Il a précisé qu’une réduction significative des effectifs policiers était déjà en cours et se poursuivrait au cours de la semaine suivante.
Il a également mentionné qu’il resterait à Minneapolis « un peu plus longtemps » pour superviser la fin de l’opération. « Un petit nombre de personnel restera sur place pendant un certain temps pour finaliser l’opération et transférer le commandement et le contrôle au bureau local, ainsi que pour s’assurer que l’activité des agitateurs continue de diminuer, » a-t-il ajouté. Une semaine avant cette annonce, Homan avait déjà annoncé le retrait immédiat de 700 policiers de l’immigration, ainsi que l’arrestation de « 4.000 étrangers en situation irrégulière. »
Plus de deux mois après le début des opérations anti-migrants à Minneapolis, marquées en janvier par la mort de deux citoyens américains, le retrait de la police de l’immigration intervient dans un contexte tendu. Des milliers d’agents de l’ICE avaient été déployés depuis décembre dans cette ville, entraînant une peur palpable parmi les habitants, qui se terrent chez eux par crainte d’être arrêtés.
Le mouvement de contestation a pris de l’ampleur après ces tragédies, avec la mort, en marge des opérations anti-immigration, de deux citoyens américains, abattus par des agents en moins de trois semaines : Renee Good, une mère de famille de 37 ans, le 7 janvier, et Alex Pretti, un infirmier du même âge, le 24 janvier.
Les mouvements de protestation continuent d’affluer dans cette ville démocrate du Midwest, où les habitants se lèvent pour défendre leurs droits face à des opérations jugées excessives.