Après des années de scène, dans l’ombre notamment d’Artus, Yann Guillarme est désormais dans la lumière. Actuellement à l’Européen à Paris, il sera bientôt à la Cigale, et tous les vendredis, il se produit dans l’émission « Quotidien » sur TMC. Rencontre avec un comédien qui mouille la chemise et crée un lien particulier avec le public.
Publié le 14.02.2026 à 14:00 | Temps de lecture : 2 min
(LIONEL VADAM / MAXPPP)
Un humour entre nostalgie et modernité
« Je suis nostalgique, mais j’ai le goût du nouveau. » Voilà comment se définit un personnage de Yann Guillarme lors d’un sketch, et l’humoriste reconnaît que cette formule le qualifie bien. La nostalgie vient sans doute de ses origines, un village dans les monts du Lyonnais. Ainsi, dans une émission de télévision cataloguée pour les « bobos parisiens », il est là afin de rappeler que « derrière la tour Eiffel, c’est encore la France ».
Les inspirations de l’humoriste
Yann Guillarme puise ses sources d’inspiration dans le petit écran de son enfance, avec Coluche notamment. « Il a fait des sketchs avec personnages, mais il s’adressait aussi au public. C’était le meilleur standuper de tous les temps. » De ses modèles, Yann Guillarme garde aussi l’absence de sujets tabous et un goût prononcé pour la grossièreté.
Un lien direct avec le public
« Bien sûr, on peut rire de tout à condition que le gars sur scène ne soit pas celui que la phrase pourrait laisser penser. » Et le gars en question est de gauche, mais aime bien des vacances au champagne, il est provincial, mais a toujours voulu conquérir Paris, bref, un grand écart devenu son identité.
Yann Guillarme sur scène, c’est une débauche d’énergie et un rapport presque charnel avec le public. « J’ai une formation théâtrale organique, où tout part du ventre et non pas du texte, donc de la corde vocale. C’était Molière par le bide et non par l’ampoulage du mot. »
Le voilà interpellant le public, prenant des spectateurs comme personnage de sketch, suivant l’un d’eux qui va aux toilettes pendant le spectacle. « Pour moi, c’est comme une soirée électro. Il faut que les gens dansent, il faut que ça transpire, et fais-moi confiance je vais mettre des patates, on est dans une salle de boxe. »
Entre la scène et des projets futurs
Le ring et le rire solo de la scène suffisent pour le moment à Yann Guillarme qui avoue y prendre vraiment du plaisir. Par la suite ? Pourquoi pas un retour à la troupe, à du Molière comme quand il s’est lancé sur les planches en abandonnant son poste de responsable de supermarché pour réaliser son rêve de faire rire.
Yann Guillarme et son spectacle Libre, à l’Européen à Paris, tous les vendredis jusqu
FONTE