La dernière comédie de Philippe Lacheau avec la bande à Fifi redonne vie à l’animal imaginé par Franquin et les spectateurs sont au rendez-vous : près de 1,5 million d’entrées en une semaine. Et ce n’est que le début des vacances scolaires.
Publiée le 15/02/2026 à 07:58
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Un démarrage exceptionnel
C’est le meilleur démarrage pour un film français en salles depuis trois ans. Avec son poil jaune et ses taches noires, le Marsupilami, animal fantastique créé en 1952 par le dessinateur et scénariste belge André Franquin, fait un retour éclatant sur grand écran. Qu’importe si les critiques ne sont pas toujours tendres, la dernière comédie de Philippe Lacheau attire les foules : un million et demi de spectateurs en une semaine.
En amont d’une séance parisienne, les réactions positives ne manquent pas : « Ça plaît aux enfants et aux adultes aussi », commente un homme. « J’aime bien qu’il y ait toujours le même casting », ajoute une jeune femme.
Un public occasionnel et diverti
« Ce n’est pas un public de cinéphiles qui vient », note Candice Pelletier, directrice du cinéma Pathé La Joliette à Marseille, qui le propose dans trois salles. « C’est vraiment des occasionnels » qui saisissent la « possibilité de se marrer entre potes ou en famille ». « C’est juste pour se lâcher », confirme un spectateur. « Il ne faut pas réfléchir ». Se vider la tête, c’est exactement ça pour cet homme âgé qui confie : « J’ai tellement de problèmes en ce moment que ça fait du bien ».
Avant même le jour de sa sortie, 189.000 billets d’entrées avaient déjà été émis pour les avant-premières. « C’est aussi ça le succès, parce qu’ils ont fait beaucoup d’avant-premières avec toute l’équipe. Par exemple à Marseille, quand on les a reçus, on a vu l’engouement pour la bande à Fifi, c’est incontestable, raconte Candice Pelletier. Et pour Jamel ! Jamel Debbouze reprend dans le film de Lacheau son rôle de Pablito Camaron, déjà tenu dans l’adaptation d’Alain Chabat en 2012. « Pas mal de gens veulent voir ce que donne la suite », confirme la directrice du Pathé La Joliette.
Un humour burlesque
Être dans l’ombre d’un film du même univers relève toujours du risque, même 14 ans plus tard. Verdict ? « Le film est vendu comme un film burlesque comédie et c’est exactement ça, commente un homme en sortie de salle. C’est dans la continuité de la bande à Lacheau ».
« Il y a des choses un peu ridicules, mais c’est assumé donc on reste. Pour moi, ça fonctionne. »
Un spectateur marseillais
« J’ai trouvé que c’était très drôle et il y avait plein de références aussi à d’autres films, donc ça m’a fait bien rire », ajoute une femme. « C’est un bon film pour se détendre après une journée de taf, conclut un spectateur. Ce n’est pas du tout du grand cinéma, mais on rigole bien. Il y a des vannes salaces et ça devient marrant ».
Un film de vacances
Au Pathé, la Joliette, « ça a très bien marché alors que personne n’était en vacances scolaires, » relève Candice Pelletier, la directrice du cinéma. Or, selon elle, « c’est franchement un film de vacances ».
Quant au personnage du Marsupilami, des peluches à son effigie trônent à la caisse du cinéma, vendues 15 euros. « C’est un prétexte pour avoir un animal gag, mais en soi, il n’est pas si mal fait », avoue un homme.