Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, est actuellement à Kiev, accompagnée du président du Conseil européen, António Costa, pour assister à une cérémonie de commémoration. Ce déplacement survient quatre ans après le début de l’invasion russe en Ukraine, et les deux dirigeants européens ont l’intention de visiter une installation énergétique ukrainienne endommagée par les frappes russes.
Ce qu’il faut savoir
Les responsables européens sont arrivés mardi 24 février 2026 dans la capitale ukrainienne. Au programme : une « cérémonie de commémoration » et une visite sur le site touché par le conflit. Ils participeront également à une rencontre trilatérale avec le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, suivie d’une réunion en visioconférence de la Coalition des volontaires, qui regroupe les alliés de Kiev.
- « Échec cuisant » de la Russie. Le chef de la diplomatie française, Jean-Noël Barrot, a qualifié le bilan de Vladimir Poutine d’« échec cuisant et humiliant » après quatre années de conflit. Par ailleurs, le chancelier allemand, Friedrich Merz, a accusé la Russie de « barbarie ».
- Négociations bloquées. Les discussions diplomatiques entre Kiev et Moscou, initiées en 2025 sous l’égide des États-Unis, n’ont pas permis d’arrêter les combats jusqu’à présent. Le président Zelensky a exprimé la nécessité d’obtenir des garanties de sécurité de Washington et un cessez-le-feu avant d’envisager des compromis avec les Russes.
- Lourd bilan humain. Selon Volodymyr Zelensky, « 55 000 » soldats ukrainiens ont été tués depuis le début de la guerre. En revanche, des estimations du CSIS (Centre d’études stratégiques et internationales) évoquent jusqu’à 10 fois ce chiffre. Les pertes russes seraient comprises entre 250 000 et 1,2 million de soldats. En ce qui concerne les civils, l’ONU estime à environ 15 000 morts et plus de 40 000 blessés, mais ces chiffres sont probablement sous-estimés car ils n’incluent pas les disparus.
Cette visite symbolique de Ursula von der Leyen et António Costa témoigne du soutien indéfectible de l’Union européenne envers l’Ukraine face à l’agression russe, alors que la situation sur le terrain reste très volatile.