Le mercredi 4 mars 2026, un collégien de 13 ans a poignardé l’un de ses camarades, également âgé de 13 ans, au collège Beauregard de La Rochelle. Les raisons précises de cet acte violent demeurent inconnues.
Publié , cet incident a suscité une réaction immédiate dans la communauté éducative. Le temps de lecture de cet article est estimé à 1 minute.
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« S’occuper de la santé mentale de nos jeunes doit être une absolue priorité », a déclaré Audrey Chanonat, principale du collège Élisé-Mounier de Cognac et secrétaire nationale du Syndicat des personnels de direction de l’Éducation nationale (SNPDEN-Unsa), dans une interview accordée à ICI La Rochelle. Elle a ajouté que ce tragique événement souligne une situation préoccupante dans les établissements scolaires.
« On alerte depuis plusieurs années sur le sujet », a-t-elle déploré. « On manque de personnel qui pourrait accompagner cette situation et la repérer en amont. Nous n’en avons plus assez aujourd’hui dans les établissements scolaires. » Selon elle, « plus de 50% des postes de médecins scolaires ne sont pas pourvus. » Dans son établissement, la psychologue de l’Éducation nationale n’est présente qu’une demi-journée par semaine, ce qui est largement insuffisant pour répondre aux besoins des élèves.
« Ce qui se passe se profile depuis maintenant plusieurs années », a ajouté Audrey Chanonat. « Nous essayons de sécuriser les établissements au maximum, avec des fouilles de sacs et parfois des portiques de sécurité, mais il est impossible de transformer les écoles en bunkers. Un Opinel, s’il s’agit de cela, peut facilement nous échapper. »