Les footballeuses iraniennes ne chantent pas lhymne national, un geste de défi en Australie. El






Refus des footballeuses iraniennes de chanter l’hymne national

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Une image très symbolique : le lundi 9 mars, les joueuses de football iraniennes actuellement en lice pour la Coupe d’Asie des nations qui se tient en Australie ont refusé de chanter l’hymne de leur pays. Donald Trump a même appelé l’Australie pour leur demander l’asile.

Un acte de résistance

Droites, fières, le regard fixe et mutique, les joueuses de l’équipe nationale d’Iran refusent de chanter l’hymne de leur pays. C’est leur acte de résistance, à 10 000 kilomètres de leur terre, en Australie, où elles jouent une compétition de football.

Sans commenter ce geste de désobéissance civile, l’une des joueuses exprime son inquiétude : « Nous sommes toutes préoccupées et attristées par ce qui arrive à l’Iran et à nos familles restées au pays. J’espère que de bonnes nouvelles nous attendent », déclare Sara Didar, joueuse de football iranienne.

Les joueuses iraniennes sont qualifiées de traîtres à la nation par un présentateur de la télévision d’État qui parle de comble du déshonneur. Cela fait craindre le pire pour les footballeuses. Alors que des supporters scandent : « Sauvez nos filles », certains tentent même de s’interposer pour empêcher que le car des joueuses ne les emmène. Ils craignent leur retour en Iran : « Nous leur avons dit que si elles voulaient rester en Australie, nous leur apporterions notre soutien. Mais je suis sûre que la sécurité de leur famille en Iran est menacée. C’est pour ça qu’elles ont refusé de nous répondre », confie une supportrice.

L’acte héroïque des joueuses est aussi un hommage à leur coéquipière, manifestante pacifique contre le régime iranien. Elle a été abattue lors de la répression sanglante en janvier dernier. Reza Pahlavi, le fils du chah d’Iran, appelle l’Australie à offrir l’asile aux joueuses. Et même Donald Trump s’en mêle : « Si l’Australie ne le fait pas, les États-Unis les accueilleront », a-t-il déclaré. Cinq membres de l’équipe auraient quitté leur hôtel en Australie et seraient sous la protection de la police.

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