La justice américaine a déterminé qu’elle avait été condamnée sur la base de témoignages erronés et de preuves incomplètes.
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« J’ai été forte, j’ai cru que j’allais mourir là-bas. J’ai été forte, j’ai cru en Dieu. »
Des mots de soulagement de Carmen Mejia, après avoir passé 22 ans dans une prison texane.
Accusée d’avoir tué un bébé, cette femme de 52 ans a été libérée mercredi 11 mars,
après que la justice a déterminé qu’elle avait été condamnée sur la base de témoignages erronés et de preuves incomplètes.
Dans un rapport publié en janvier 2026, la cour d’appel du Texas a innocenté Carmen Mejia.
Cette semaine, le juge du comté de Travis, David Wahlberg, a levé les charges et ordonné sa libération.
D’origine hondurienne, la quinquagénaire faisait l’objet d’un ordre d’expulsion à la suite de sa condamnation,
mais les autorités américaines ont levé les restrictions après le nouveau verdict, selon sa défense.
Carmen Mejia s’est dite reconnaissante envers Dieu et ses avocats, qui ont accompli ce qu’elle qualifie d’« immense miracle ».
« Même si nous sommes très heureux que le tribunal ait reconnu l’innocence de Madame Mejia, cette grave injustice n’aurait jamais dû se produire »,
a déclaré Vanessa Potkin, avocate pour l’organisation Innocence Project, qui s’est chargée de l’affaire.
Carmen Mejia a été condamnée à la prison à perpétuité pour avoir prétendument plongé dans l’eau bouillante un enfant de 10 mois
dont elle avait la garde. Le bébé est mort à l’hôpital des suites de ses brûlures en 2003.
Elle a été condamnée sur la base de témoignages d’un médecin et d’un expert, qui ont affirmé que les brûlures avaient été causées intentionnellement par un adulte.
Elle a ensuite perdu la garde de ses quatre enfants, qui ont été donnés à l’adoption.
Cependant, les avocats de Carmen Mejia ont prouvé qu’il s’agissait d’un accident domestique causé par le chauffe-eau,
qui avait fait passer la température de l’eau à plus de 60 °C en quelques secondes, tandis que le bébé prenait son bain.
En 2025, Elizabeth Peacock, la médecin ayant pratiqué l’autopsie à l’époque, a infirmé la cause du décès,
la qualifiant d’accidentelle, et a déclaré qu’elle aurait conclu à un accident si elle avait disposé de toutes les informations disponibles.