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Deux frères présentés pour un projet d’attentat

Dimanche 15 mars 2026, deux frères, de nationalité italienne et marocaine, ont été présentés à un juge antiterroriste avec l’intention d’être mis en examen pour association de malfaiteurs terroristes criminels. D’après le parquet, ils avaient nourri un projet d’attentat et étaient sur le point de passer à l’acte.

Contexte des arrestations

Un véhicule stationné sur un parking devant la prison de Longuenesse (Pas-de-Calais), mardi 10 mars à 4 heures du matin, a suscité l’intrigue des policiers. Lors de leur contrôle, ils ont découvert à l’intérieur du véhicule une arme semi-automatique, une bouteille d’acide chlorhydrique et un drapeau de l’organisation État islamique. À la suite de ces découvertes, le parquet antiterroriste a confirmé que les deux suspects envisageaient une action violente, en soulignant leur engagement djihadiste et les démarches entreprises dans un projet terroriste dont le caractère mortifère et antisémite semble établi.

Identité des suspects

Les deux frères, Elyasse H, 22 ans, étudiant en école d’ingénieur, et Moad H, 20 ans, sans emploi, étaient arrivés en France en 2017. Tous deux sont inconnus des services de police. Lors de leur garde à vue, ils n’ont fourni aucune explication concernant leur présence devant un établissement pénitentiaire en pleine nuit. Amandine, secrétaire locale de FO Justice, a commenté : « On ne sait pas si cela avait atteint l’intégrité d’un surveillant, ou alors s’était le départ d’un détenu.« 

Découvertes et investigations

Au cours des perquisitions effectuées à leur domicile, les enquêteurs ont mis la main sur une vidéo d’allégeance à l’État islamique, ainsi que des contacts établis avec des personnes radicalisées. Ils ont également découvert des photos montrant les frères avec des armes et des couteaux. Lors de leur interrogatoire, les deux hommes ont reconnu qu’en l’absence de possibilité de partir faire le djihad à l’étranger, ils avaient projeté de mourir en martyr sur le sol français. « On a encore aujourd’hui toute cette propagande virtuelle qui se diffuse assez massivement via les réseaux sociaux, et se nourrit également du contexte actuel au Moyen-Orient, qui est un contexte extrêmement tendu.« , a éclairé Elyamine Sttoul, sociologue et spécialiste des radicalisations.

Actions judiciaires

Durant les perquisitions, le parquet antiterroriste a précisé que la mère des deux frères avait tenté de dissimuler une arme et des munitions. Sa garde à vue a été levée, tandis que les deux suspects ont été présentés le même jour à un juge pour une mise en examen pour association de malfaiteurs terroristes criminels.



FONTE

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