Le Syndicat national de l’édition phonographique (Snep) a dévoilé, mercredi, les chiffres de la production française en 2025, incluant les ventes physiques et numériques. L’optimisme est de mise puisque le chiffre d’affaires a augmenté de plus de 3 %, dépassant ainsi le milliard d’euros.
Le marché français de la musique, qui se porte bien depuis une décennie, commence à effacer les années de crise, même s’il est encore loin des records passés.
Au sommet des ventes, peu de changements sont à signaler. Gims, Jul et Werenoi occupent le Top 3, tandis que la comète ThéoDora se classe au quatrième rang. Le classement demeure très masculin et très hip-hop, témoignant de la santé de l’industrie musicale.
La croissance, d’environ 4 %, permet au marché français de la musique de rester au-dessus du milliard d’euros, le positionnant comme le deuxième marché européen, derrière l’Allemagne. Ce marché enregistre une croissance continue depuis 2015.
Bien que les niveaux de vente d’albums soient encore éloignés des pics atteints au début des années 2000, le streaming continue de faire grimper les revenus. Le vinyle, quant à lui, compense la baisse des ventes de supports physiques, connaissant une importante hausse de près de 15 % sur un an. Par conséquent, les artistes multiplient les opérations commerciales, que ce soit en ligne ou en magasin, combinant séances d’écoute, versions multiples d’un même album, expositions, boutiques éphémères et ventes directes lors des concerts. La pop, le hip-hop et la k-pop en sont de parfaits exemples.
À l’export, certains artistes continuent de porter haut la musique française, notamment Air, Zaho De Sagazan, Indochine et l’incontournable Aya Nakamura, surtout après une année olympique exceptionnelle qui a permis de mieux faire connaître cette musique à l’international.