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C’est une recette iconique, et pourtant, quoi de plus simple qu’un œuf mayonnaise ?
Adoré par les Français, il est également le péché mignon des restaurateurs.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus.
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La générosité et l’onctuosité : un œuf et une sauce vinaigrée, pour un mariage haut en couleur devenu
un classique. L’œuf mayonnaise est culte. La gastronomie française, ce sont des plats raffinés et des
recettes élaborées. Pourtant, aussi petit soit-il, il ne reste jamais longtemps dans l’ombre.
Dans un restaurant à Orléans (Loiret), il trône même en majesté, tout au regal d’un titre de gloire :
l’œuf mayonnaise champion du monde 2025.
La médaille d’or a été décernée par l’association pour la sauvegarde de l’œuf mayo.
« On est venus pour ça, pour goûter l’œuf mayo champion du monde« , confie un client.
« Il a des fans d’œufs mayonnaise un petit peu dans les quatre coins de la France, venus d’Auvergne,
de Bretagne, des États-Unis, d’Australie« , énumère Marie Gricourt, la cheffe du restaurant Gric.
Un parfum venu d’autrefois. « Ça me rappelle ma grand-mère, parce que ma grand-mère en faisait« ,
glisse un amateur. La grande famille des gens heureux, amoureux d’un petit plat canaille, un tube.
Lorsque son nom apparaît pour la première fois dans un guide culinaire en 1903, il n’est qu’une simple
garniture. Rapidement, il devient un plat à lui seul puis une star des brasseries populaires, mise en
vedette par deux humoristes en 1951, Francis Blanche et Pierre Dac.
Les années tournent, et les compteurs aussi : 2.000 couverts dans la journée, et 400 œufs au
« Bouillon Chartier » de Paris, estime le chef des cuisines, Jean-Marc Cecconi. L’entrée y est toujours
plébiscitée depuis plus de 100 ans. Tête d’affiche, il remporte un grand succès et s’affiche au petit
prix de 2 euros. Chacun a ses petites manies et ses grandes exigences. « Il faut quand même que ce soit
bien présenté« , glisse un client.
Cette passion française n’a de cesse d’être revisitée. « Là, il est légèrement crémeux.
Il faut qu’il soit comme ça, jaune-orange« , confie Thibault Sombardier, chef-restaurateur.
Le temps de cuisson est de huit minutes et 40 secondes.
Au couteau et au pinceau, un maître des fourneaux. « On va lui apporter un peu de couleur, un peu
de rondeur, faire un peu comme un peintre. Il a sa petite palette et hop, il va commencer à composer.
Un simple œuf-mayo, on peut en faire un tableau. Voilà, elle est bien épaisse, là. On a la bonne texture.
Là, elle est bien« , poursuit le chef.
Il est à la tête de plusieurs restaurants, mais son œuf tient une place à part.
« Ce sont des petites fleurs de fenouil, petit parfum d’anis… C’est le bouquet final.
J’ai juste ajouté deux, trois petites choses dessus, ce n’est pas vraiment revisité.
Je trouve que ce sont des classiques qui sont tellement intemporels. Faut pas trop les toucher, quand même« , dit-il.
Une palette de couleurs pour les papilles et les pupilles, simplement grâce à un petit œuf et sa sauce.