Six hommes, dont deux figures présumées de la DZ Mafia, sont jugés dans un procès hors normes à Aix-en-Provence pour un double meurtre datant de 2019 à Pennes-Mirabeau. Entre mesures de sécurité exceptionnelles et témoignages clés, l’affaire illustre la montée de la criminalité organisée et ses enjeux judiciaires actuels.
Contexte du procès
Six accusés, dont deux leaders présumés de la DZ Mafia, Amin O., dit Mamine, et Gabriel O., alias Gaby, se retrouvent devant la justice pour un procès exceptionnel, entouré de mesures de sécurité sans précédent. Franck Rastoul, procureur de la cour d’appel d’Aix, déclare : « Ce procès a une dimension rarement atteinte qui traduit ce qu’est la criminalité organisée et sa prise en compte par l’État, y compris en termes de sécurisation des biens et des personnes. »
Les faits
Les faits jugés remontent à août 2019. La DZ Mafia n’existait pas encore. Deux hommes âgés de 29 ans sont retrouvés morts dans une chambre d’hôtel à Pennes-Mirabeau, dans la banlieue nord de Marseille. Parmi les victimes, Farid Tir, identifié comme une figure du narcotrafic marseillais. Le second, Mohamed Amine Bendjaghlouli, un ami d’enfance, serait une victime collatérale. La piste du règlement de compte est privilégiée par les enquêteurs.
Les preuves et le déroulement du procès
Près de sept ans après les faits, quelles seraient les preuves ? D’abord, les déclarations des proches des victimes et surtout les confessions d’un certain Tatoo, un trafiquant de drogue repenti.
Le procès doit durer trois semaines. Le verdict, lui, est attendu le 10 avril.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.