Deux nouvelles interpellations ont été réalisées, portant à cinq le nombre total de gardes à vue dans l’affaire de l’attentat déjoué contre le siège parisien de Bank of America. Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nunez, a évoqué des pistes possibles liant cette affaire à l’Iran et à la guerre au Moyen-Orient.
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L’enquête s’accélère. Le Parquet national antiterroriste a annoncé, le lundi 30 mars, qu’il a placé deux personnes supplémentaires en garde à vue dans l’affaire de l’attentat déjoué. Cela porte à cinq le nombre total de suspects actuellement entendus. Les gardes à vue des mineurs interpellés auparavant ont été prolongées. L’un des deux nouveaux interpellés est soupçonné d’être le « commanditaire direct » de l’attentat, selon une source proche du dossier à France Télévisions.
Dans la nuit de vendredi à samedi, une attaque à l’engin explosif artisanal avait été déjouée in extremis rue La Boétie, dans le 8e arrondissement de Paris. Un mineur de 17 ans, interpellé sur place, a expliqué aux enquêteurs, via les réseaux sociaux, qu’il avait été rémunéré pour déposer un dispositif composé d’un bidon d’hydrocarbure et d’un système de mise à feu. Deux autres mineurs ont ensuite été arrêtés, dont l’un est soupçonné d’avoir filmé la scène.
Les enquêteurs explorent également la piste d’un lien avec la guerre au Moyen-Orient, dans un contexte de menaces visant des intérêts américains et israéliens en Europe. Des similitudes ont été relevées avec d’autres actions attribuées à un groupuscule proche de l’Iran. Le ministre de l’Intérieur a également évoqué la possible implication de « proxys » de l’Iran, tout en appelant à une « vigilance extrême » face à ce type de risques.