Hantavirus : un premier cas positif en France entraîne le renforcement des mesures disolement par






Durcissement des règles d’isolement pour les cas contacts

Les personnes considérées comme cas contacts devront désormais être placées en quarantaine en milieu hospitalier, et non à leur domicile, a annoncé Matignon. Le directeur général de l’OMS a toutefois assuré que « le risque est faible » et que son organisation « ne prévoit pas de pandémie ».

Publié , cet article détaille les nouvelles mesures annoncées par le gouvernement français. Avec l’annonce d’une « quarantaine renforcée en milieu hospitalier » pour tous les cas contacts, une réponse s’est mise en place après le test positif à l’hantavirus d’une passagère du bateau de croisière MV Hondius.

Le Premier ministre Sébastien Lecornu a annoncé le 11 mai 2026 un durcissement des règles d'isolement

Cette annonce le 11 mai a durci pour les cas contacts les règles établies dans un décret publié dans la nuit de dimanche à lundi au Journal officiel. Auparavant, il était demandé à ces cas de se signaler « sans délai » et d’observer une « mesure de quarantaine à domicile dans l’attente d’une évaluation de leur risque d’infection ».

Sur les cinq passagers français rapatriés dimanche et placés en isolement à l’hôpital Bichat, l’état de santé d’une femme s’est « malheureusement dégradé » et les « tests sont revenus positifs », a annoncé la ministre de la Santé, Stéphanine Rist, le lundi matin sur France Inter. Le Premier ministre a précisé que cette femme se trouvait « toujours en réanimation dans un état stable ».

Son état de santé est « très critique », a partagé le directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), Tedros Adhanom Ghebreyesus, lors d’une conférence de presse. Interrogé par BMTV, le responsable de l’OMS a voulu rassurer, affirmant que les citoyens français ne devraient pas s’inquiéter de la situation, ajoutant que « le risque est faible et nous ne prévoyons pas de pandémie ».

Quatre autres passagers sont « toujours testés négatifs » et font l’objet « d’un processus d’isolement renforcé en milieu hospitalier », a également précisé Sébastien Lecornu. Par ailleurs, aucun des huit « cas contacts à haut risque », des Français qui ont partagé le vol avec une personne malade il y a quinze jours, « ne présente de symptômes », selon le chef du gouvernement.

Néanmoins, il a souhaité durcir les mesures d’isolement à l’issue d’une réunion interministérielle. Deux réunions de « coordination interministérielle » auront désormais lieu chaque jour à Matignon. Au total, la ministre de la santé a fait état de 22 cas contacts identifiés : les huit passagers du vol du 25 avril entre Sainte-Hélène et Johannesbourg, ainsi que 14 autres à bord du vol Johannesbourg-Amsterdam du même jour.



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