Matthieu Bonhomme emmène Lucky Luke dans des chemins tortueux : Le héros solitaire est. El






Matthieu Bonhomme présente « La longue marche de Lucky Luke »

Tous les jours, une personnalité s’invite dans le monde d’Élodie Suigo. Vendredi 15 mai, l’auteur et dessinateur de bande dessinée Matthieu Bonhomme a publié « La longue marche de Lucky Luke », aux éditions Dargaud.

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Temps de lecture : 4 min

Matthieu Bonhomme, à Paris, en mars 2021. (JOEL SAGET / AFP)
Matthieu Bonhomme, à Paris, en mars 2021. (JOEL SAGET / AFP)

Auteur et dessinateur passionné, Matthieu Bonhomme a construit au fil des années un parcours solide dans la bande dessinée, en passant notamment par le journal de Spirou ou encore Okapi. Avec des œuvres marquantes comme Le voyage d’Esteban, Messire Guillaume ou encore Texas cowboys, il affirme un goût prononcé pour le récit d’aventure et les grands espaces. Son trait, à la fois classique et expressif, s’inscrit dans une tradition franco-belge qu’il maîtrise tout en y apportant une sensibilité très personnelle.

Grand admirateur de Morris, Bonhomme avait déjà eu l’occasion de se confronter à l’univers de Lucky Luke, et le 17 avril, il a publié une nouvelle aventure, La longue marche de Lucky Luke, chez Dargaud. Cette œuvre constitue une revisite audacieuse et personnelle de ce cowboy mythique, où il propose sa propre lecture de cette figure emblématique.

Un héros d’enfance

franceinfo : Vous êtes un grand amateur de bandes dessinées et notamment de western. Si vous replongez dans votre regard d’enfant, est-ce que Lucky Luke représentait pour vous cette espèce d’envie de devenir un héros ?

Matthieu Bonhomme : Tout à fait. Lucky Luke, pour moi, c’est une valeur. Il a eu une présence très importante dans ma jeunesse. J’ai transféré sur lui sans doute une envie de quelque chose de l’ordre du grand frère ou de quelque chose de protecteur. Étant jeune lecteur, j’imaginais qu’il était vivant, je l’ai même vu en rêve des fois me visiter.

« C’est vraiment un personnage qui a beaucoup compté dans ma construction étant petit, puis ensuite en tant que dessinateur. »

Matthieu Bonhomme

à franceinfo

Retour à Lucky Luke

Vous avez déjà travaillé sur Lucky Luke, qu’est-ce qui vous a donné envie d’y revenir ?

C’est un personnage dont j’avais l’impression de ne pas encore avoir fait le tour. Je me suis beaucoup posé la question de sa solitude. On dit que c’est le cavalier solitaire, mais qu’est-ce qu’un héros solitaire ? J’imagine que c’est un choix de sa part, mais je trouve que c’est un choix difficile de s’extraire du monde, de vouloir toujours être seul. C’est à la fois difficile, je pense, humainement, mais aussi, je pense qu’il passe à côté de certaines choses. De le confronter à un enfant et à la paternité, c’était quelque chose qui m’amusait beaucoup pour venir un peu secouer le mythe et peut-être faire apparaître chez lui cette âme que je cherche absolument.

Une réflexion sur le monde contemporain

Dans La longue marche de Lucky Luke, vous nous invitez à faire effectivement un pas de côté, presque un bilan du monde dans lequel on vit. Lucky Luke part à la recherche d’un enfant qui est recherché par son oncle et qui a été vu dans une tribu qui s’appelle Les Pieds
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