Israël suspend ses relations avec le secrétaire général de lONU, après son ajout sur la






Relations Israël-ONU en Danger

En août 2025, l’ONU avait mentionné dans son rapport annuel des informations crédibles concernant des violences sexuelles commises par les forces de sécurité israéliennes contre des détenus palestiniens. Ce rapport, qui a suscité de vives réactions, a conduit à une escalade des tensions diplomatiques entre Israël et l’ONU.

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Antonio Gutteres dans ses bureaux aux Nations-Unies à New-York le 8 mars 2024. (ANGELA WEISS / AFP)
Antonio Gutteres dans ses bureaux aux Nations-Unies à New-York le 8 mars 2024. (ANGELA WEISS / AFP)

L’ambassadeur israélien à l’ONU a annoncé le jeudi 28 mai la suspension des relations avec le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres. Israël dénonce ainsi la décision, encore non publique, d’inscrire Israël sur la « liste noire » liée aux violences sexuelles lors des conflits.

« Nous en avons fini avec ce secrétaire général », a déclaré Danny Danon dans un message vidéo publié sur le réseau social X. La mission israélienne a précisé que cela signifiait le « gel » de ses relations avec le bureau du secrétaire général jusqu’à la fin du mandat d’Antonio Guterres, le 31 décembre 2026. « Nous avons vu les commentaires. De notre côté, la porte du secrétaire général reste ouverte », a réagi auprès de l’AFP son porte-parole Stéphane Dujarric.

« La décision de mettre Israël sur la liste noire et de nous accuser d’utiliser les violences sexuelles comme arme de guerre est scandaleuse », a martelé Danny Danon. Il a accusé le secrétaire général de mettre au même niveau le Hamas et Israël. L’ambassadeur fait référence à un rapport du secrétaire général sur les violences sexuelles liées aux conflits, qui n’a pas encore été rendu public mais qui est généralement présenté aux États concernés avant publication.

En août 2025, le rapport annuel avait alerté sur le fait qu’Israël pourrait être ajouté à la liste des parties suspectées ou responsables de violences sexuelles en situation de conflits armés, liste où se trouve déjà le Hamas. L’ONU avait alors évoqué des « informations crédibles » de violences sexuelles commises par les forces de sécurité israéliennes contre des détenus palestiniens dans des prisons et autres centres de détention, mettant en avant un refus d’accès des inspecteurs de l’ONU. « Nous avons invité les représentants de l’ONU à venir en Israël inspecter ces accusations ridicules, ils ont choisi de ne pas venir, ils ont choisi de continuer avec la campagne contre Israël », a conclu Danny Danon.



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