Cet article est réservé aux abonnés. À partir du 1er septembre, les quelque dix millions d’entreprises assujetties à la TVA devront être capables de recevoir des factures électroniques. Les grandes entreprises et les ETI devront également en émettre dès cette date, avant les PME et TPE en septembre 2027. Cela pose plusieurs questions suite à une récente cyberattaque ayant impacté la Direction générale des Finances publiques (DGFiP).

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DÉCRYPTAGE – Plusieurs responsables politiques réclament un report, après le piratage du fisc annoncé mi-août. L’administration et les spécialistes de la cybersécurité défendent, eux, un dispositif décentralisé et fortement encadré.
À quelques jours de l’entrée en vigueur de la facturation électronique, le 1er septembre, la cyberattaque causant des vagues à la DGFiP soulève de nombreuses inquiétudes quant à la sécurité des données des contribuables. Amélie Verdier, la directrice générale de l’administration fiscale, qualifie l’événement de « grave », ce qui incite certains élus à demander un retard sur la mise en œuvre de cette réforme pour éviter de nouvelles fuites de données.
David Lisnard, maire de Cannes et candidat à l’élection présidentielle de 2027, déclare que l’État « n’est pas fiable » et appelle à suspendre l’obligation généralisée de facturation électronique. L’eurodéputée Sarah Knafo a également décrié cette réforme, demandant de la suspendre immédiatement, tout comme le sénateur indépendantiste Vincent Louault, qui estime que « l’État n’est pas en capacité de protéger nos données sensibles ». Ces positions soulèvent des interrogations justifiables.
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