Alors que le coup d’envoi du Mondial est attendu jeudi soir depuis Mexico, plusieurs manifestations se déroulent en ce moment dans le pays.
Mobilisation et revendications des enseignants
La présidente mexicaine Claudia Sheinbaum a affirmé, lundi 8 juin, que son gouvernement garantirait une cérémonie d’ouverture de la Coupe du monde de football à Mexico « dans la paix » le 11 juin, malgré les manifestations d’enseignants qui profitent de l’événement pour faire avancer leurs revendications.
Un groupe dissident du syndicat de l’éducation CNTE réclame des hausses de salaire et l’abrogation d’une loi sur les retraites. En grève depuis la semaine dernière, il a organisé des blocages de rues et pris pour cible des symboles du Mondial, renversant des statues représentant des joueurs de la Coupe du monde. Des centaines d’étudiants de l’école normale d’Ayotzinapa ont rejoint le mouvement, exigeant pour leur part des réponses dans l’affaire de la disparition de 43 anciens élèves de leur établissement en 2014, qui reste un mystère et continue de susciter une forte indignation.
Les abords de la place centrale du Zocalo, dans la capitale, où doit être installée une « fan zone » durant la compétition, sont bouclés afin, selon Mme Sheinbaum, de « ne pas tomber dans la provocation » d’une répression policière. « Nous allons garantir (…) que la célébration de l’inauguration de la Coupe du monde se passe bien, dans la paix et la tranquillité », a déclaré la dirigeante de gauche lundi, lors de sa traditionnelle conférence de presse matinale.
La mandataria Claudia Sheinbaum justifie vallas en el Zócalo de la Ciudad de México para el FIFA Fan Fest, por maestros de la CNTE. Source
Jeudi, le Mexique affrontera l’Afrique du Sud lors du match d’ouverture de la Coupe du monde dans le mythique stade Azteca de Mexico.
Actions et réactions
Des manifestations ont eu lieu dans plusieurs villes, avec des slogans tels que « Nous voulons une solution, pas un Mondial ! » D’autres groupes impliqués dans des mouvements sociaux expriment également leur mécontentement face à la politique actuelle du gouvernement, redoublant d’efforts à l’approche de l’événement international.