Le Parlement adopte une loi de réparation pour les enfants de la Creuse, victimes de






Loi de réparation pour les mineurs réunionnais

Entre 1962 et 1984, 2 015 mineurs ont été déplacés de La Réunion vers 83 départements hexagonaux, principalement ruraux. Cette politique était censée répondre à la croissance de la population réunionnaise et à la nécessité de repeupler des zones rurales comme la Creuse, le département ayant accueilli le plus d’enfants.

Cependant, les réalités de cette opération ont été dramatiques. Les jeunes ont vu leur vie interrompue, subissant des changements d’état civil brutaux et des traumatismes profonds dus à des maltraitances ou des humiliations. L’Aide sociale à l’enfance a été chargée de gérer ces enfants, mais la réalité des placements était bien éloignée de leurs attentes.

« Une nouvelle pierre mémorielle dans un long chemin de reconstruction », a déclaré un représentant au sujet de la récente adoption d’une loi de réparation en faveur des mineurs réunionnais. Le Parlement a approuvé, le mardi 16 juin 2026, le texte, reconnaissant ainsi les torts infligés par l’État français dans ce scandale du XXe siècle.

Ce texte de loi est un acte symbolique et rétablit une certaine justice pour ces enfants, leurs familles, et les générations qui ont suivi. La ministre des Outre-Mer, Naïma Moutchou, a souligné que cette loi reconnaît des « parts d’ombre » de l’histoire de France et a salué son adoption comme un acte de dignité.

De plus, le texte prévoit la création d’une commission pour la mémoire et l’institution d’une journée nationale d’hommage le 18 février. Il ouvre également un droit à réparation, sous forme d’une allocation forfaitaire versée par un fonds mis en place par l’État.



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