Alors que les périodes de promotion se multiplient dans les grandes enseignes, les soldes continuent d’être pratiquées par presque la totalité du secteur. Malgré tout, elles sont en déclin, laissant chaque été et chaque hiver un goût amer aux commerçants.

Les soldes d’été, ouvertes ce mercredi 24 juin sous une canicule historique, ne laissent pas présager un bilan positif selon les commerçants. Pierre Talamon, président de la Fédération nationale de l’habillement (FNH), observe : « Les soldes ont perdu beaucoup de leur signification, elles sont devenues une promotion comme une autre. »
En dépit de cela, rares sont les commerçants à renoncer à cette période emblématique du calendrier semestriel. Yohann Petiot, délégué général de l’Alliance du commerce, souligne : « Il y a une perte d’attractivité pour les soldes, mais cela reste un moment important. » Il ajoute que cette période de promotion aux dates fixées par l’État « est la seule opération commerciale qui réunit tout le monde », et elle demeure « un marqueur dans la tête des Français. »
Sous pression pour suivre le mouvement
Pour les commerçants, il est en effet « difficile de résister à un mouvement général. » L’exigence du marché et des tendances actuelles pousse de nombreux secteurs à s’adapter, au risque de perdre leur part de clientèle si jamais ils choisissent de s’écarter de la norme.
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