Le procureur d’Agen, Olivier Naboulet, a annoncé dans un communiqué que « les constatations du rapport d’autopsie, combinées avec les analyses biologiques précédentes, amènent à conclure à la commission d’un viol sur la victime ». En revanche, il a précisé que la cause du décès « ne peut pas être déterminée avec certitude ».
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L’enquête visant Jérôme Barella s’élargit. Vingt jours après la découverte du corps de Lyhanna dans un silo désaffecté à Puycasquier (Gers), le parquet d’Agen a annoncé, mercredi 24 juin, que l’enquête contre Jérôme Barella, principal suspect dans cette affaire, est ouverte pour « viol sur mineure de quinze ans par violence, contrainte, menace ou surprise », en plus des chefs d’« enlèvement, séquestration, meurtre sur mineure de quinze ans, précédé ou accompagné d’un viol ». Le procureur a souligné que « les constatations du rapport d’autopsie, combinées avec les analyses biologiques précédentes, amènent à conclure à la commission d’un viol sur la victime ». Jérôme Barella encourt donc la réclusion criminelle à perpétuité.
Les causes de la mort de la collégienne de 11 ans ne sont pour l’heure pas connues. Olivier Naboulet précise qu’« à l’issue des examens réalisés, la cause du décès ne peut pas être déterminée avec certitude ». De premières analyses, dont les résultats ont été communiqués vendredi, avaient révélé la présence de l’ADN de Jérôme Barella sur le corps de Lyhanna.
« Des examens complémentaires en anatomopathologie sont nécessaires, de même qu’une analyse toxicologique. Ces examens complémentaires sont en cours et les rapports devant être dressés n’ont pas encore été portés à la connaissance des magistrats ; en effet, les processus scientifiques mis en œuvre sont nécessairement longs », explique le procureur dans son communiqué.
Ce type d’expertises prend au moins quinze jours, mais selon les premiers résultats, d’autres analyses peuvent être menées et les résultats définitifs peuvent prendre jusqu’à deux mois, dans les cas les plus complexes, selon les explications d’un expert en criminalistique. Les expertises anatomopathologiques permettent d’analyser les différents tissus du corps, d’étudier les cellules, de caractériser les lésions, de les dater et de déterminer notamment s’il y a eu une agonie de la victime.
Néanmoins, plusieurs hypothèses pour expliquer la mort de Lyhanna sont écartées. « L’autopsie a permis de mettre en évidence, notamment l’absence de lésion traumatique cervicale visible et l’absence de lésion traumatique interne permettant d’expliquer le décès », révèle le parquet d’Agen, qui précise que l’autopsie a été conduite par trois médecins-légistes.
Selon les experts, des lésions « ecchymotiques » permettent d’établir que la collégienne de 11 ans a été entravée au niveau des « bras, avant-bras, poignets et chevilles ». Toutefois, « ces lésions restent superficielles et ne sont pas impliquées dans le mécanisme mortel », établit le procureur, qui précise qu’au moment de la découverte du corps de Lyhanna, celle-ci n’était pas entravée. « Des contusions aux commissures et face interne de la bouche » ont également été relevées. Une source proche du dossier avait affirmé à France Télévisions que la fillette avait été bâillonnée.
Les parents de la jeune Lyhanna « ont pris connaissance du rapport d’autopsie de leur enfant rendu hier », a déclaré François Roujou de Boubée, leur avocat, à Franceinfo, juste avant la publication du communiqué. Par ailleurs, ils « demandent que toute récupération politique cesse » et appellent « au respect de l’image de Lyhanna, que celle-ci ne soit plus utilisée, surtout par l’intelligence artificielle ».