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Affaire Jubillar : révélations et réactions

Dans une lettre adressée à son avocat, révélée par « La Dépêche du Midi », Cédric Jubillar a admis pour la première fois sa responsabilité dans la disparition de l’infirmière de 33 ans, dont on n’a jamais retrouvé le corps. Les habitants du village où habitait le couple reprennent espoir de connaître la vérité sur cette affaire.

Article rédigé par franceinfoJoséphine Ortuno

Publié

Mis à jour

Temps de lecture : 2 min

La maison des Jubillar à Cagnac-les-Mines dans le Tarn le 6 mars 2025
La maison des Jubillar à Cagnac-les-Mines dans le Tarn le 6 mars 2025 (LIONEL BONAVENTURE / AFP)

Pendant près de six ans, le village de Cagnac-les-Mines dans le Tarn est resté suspendu à cette question : que s’est-il passé en décembre 2020, la nuit de la disparition de Delphine Jubillar ? Les 2.600 habitants ont appris lundi 7 juillet les aveux de son mari Cédric Jubillar. Dans une lettre adressée à son avocat et publiée dans La Dépêche du Midi, il reconnaît pour la première fois sa responsabilité dans la disparition de l’infirmière de 33 ans, dont on n’a jamais retrouvé le corps. Pour la famille de Delphine comme pour tout un village, l’espoir renaît désormais de voir toute la vérité éclater.

Un petit muret de parpaings, une voiture blanche abandonnée et un mémorial, voilà ce qu’il reste aujourd’hui de la maison des Jubillar. Jérémy s’arrête ici quatre fois par semaine avant de s’enfoncer dans les bois. Cet habitant d’Albi, dans le Tarn, consacre une partie de son temps à la recherche du corps de Delphine Jubillar. « Comme tout le monde, j’ai été touché par le destin de cette mère de famille, infirmière », raconte-t-il. « Moi-même, j’ai des personnels médicaux dans ma famille. Je fais ce que j’ai à faire. »

Pour lui, savoir que les enquêteurs pourraient la retrouver dans les prochaines semaines, c’est donc « une énorme nouvelle », confie Jérémy. « Je pense beaucoup à la famille, aux enfants. Je n’imaginais absolument pas qu’il allait faire des aveux. Je pensais qu’il allait rester sur ses positions et que ça deviendrait un cold case : pas de corps, pas d’aveu… » À Cagnac-les-Mines, beaucoup d’habitants partagent ce soulagement. « J’ai croisé beaucoup de personnes, ils sont tous apaisés, contents de cette issue qui est en train d’arriver. »

Je pense vraiment qu’il va révéler le lieu. S’il ne le fait pas, je serai vraiment très très surpris. Ce serait du suicide en fait.

Jérémy, habitant d’Albi

Au-delà de la question judiciaire, c’est toute une commune qui attend de pouvoir refermer cette douloureuse parenthèse. « Ce petit village de Cagnac-les-mines a besoin de se reposer et les autres communes alentour aussi, même un peu plus loin, à 30 km, le petit village de Cazouls. Si tout va bien, on arrive sur le dénouement de l’affaire. »

En attendant, Jérémy compte à nouveau ratisser la forêt jusqu’à ce que le corps de Delphine Jubillar soit retrouvé. Cédric Jubillar a écopé en 2025 de trente ans de réclusion criminelle en première instance. Son procès en appel devait se tenir en septembre.



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