Avec l’été, vient l’heure des grandes transhumances. Sur les routes de France, vous aurez peut-être envie de faire une pause dans un musée, de préférence climatisé. Des roches rouges de l’Esterel à l’atelier majorquin de Joan Miro, en passant par le design de Pierre Paulin et le luxe de l’Orient-Express, l’offre est éclectique. Nous avons choisi dix expositions, et même plus en comptant les bonus, aussi attrayantes qu’un cornet de glace les jours de canicule. Pour les informations pratiques, cliquez sur le lien qui figure avant la date. Comme toute sélection, celle-ci est subjective et nous vous invitons à compléter la liste sans modération.
1. Les roches rouges de l’Esterel à Draguignan
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Situé à moins de 50 km du Musée des beaux-arts de Draguignan, le massif de l’Esterel et ses couleurs flamboyantes se dresse entre Méditerranée et Provence. L’exposition explore le rôle d’incubateur qu’il a joué à l’aube du XXe siècle à travers une soixantaine d’œuvres et de nombreux documents d’archives. L’Esterel fut un lieu d’inspiration pour de nombreux artistes et une source d’expérimentations plastiques comme le pointillisme, le fauvisme et le nabisme. Il n’avait étonnamment jamais fait l’objet d’une exposition dédiée. La baie d’Agay vue par Albert Marquet en 1905, les rochers rouges sublimés par Clémentine Ballot en 1913, la déclinaison d’un même motif de rochers et de pins par Armand Guillaumin… l’ensemble des tableaux présentés souligne la beauté infinie de l’Esterel, paradis des peintres comme des vacanciers.
« Les Roches rouges », Musée des beaux-arts de Draguignan, jusqu’au 31 octobre 2026
2. Les icônes de Toulouse-Lautrec à Aix-en-Provence
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Changement d’époque dans l’hôtel de Caumont d’Aix-en-Provence. Après le bestiaire magique de Niki de Saint Phalle durant l’été 2025, place aux danseuses du Moulin rouge immortalisées par Henri de Toulouse-Lautrec à la fin du XIXe siècle. Mort en 1901, à seulement 36 ans, le peintre albigeois a conçu des affiches entrées dans la légende de l’histoire de l’art. L’exposition s’ouvre sur la plus célèbre : La Goulue au concert bal du Moulin rouge. Non loin, une lithographie en couleurs de Jane Avril portant son iconique robe serpent. La scénographie réussie de l’exposition donne l’impression d’entrer dans la pénombre des cabarets. Outre les affiches, de remarquables tableaux de « l’âme de Montmartre » sont rassemblés.
« Toulouse-Lautrec, créateur d’icônes », Centre d’art Caumont d’Aix-en-Provence, jusqu’au 4 octobre 2026
3. L’Orient-Express stationne à Cabourg
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Le train légendaire fait escale dans la villa du Temps retrouvé, maison muséale située non loin du Grand Hôtel cher à Marcel Proust. Cette exposition retrace l’épopée de l’Orient-Express à la Belle Époque, la période où son histoire mythique commença à s’écrire, de 1883 jusqu’au déclenchement de la Première Guerre mondiale en 1914. Elle présente une sélection d’œuvres et d’objets emblématiques (malles, vaisselle, vases, affiches…) et détaille comment le train de Nagelmackers reliant Paris à Constantinople est devenu un symbole de luxe moderne et le reflet d’un art de vivre raffiné qui a marqué durablement l’imaginaire. Un wagon-restaurant de l’Orient-Express a été reconstitué, bien que l’espace soit un peu réduit au goût de certains visiteurs en période de forte affluence.
« L’Orient-Express, une épopée moderne », villa du Temps retrouvé de Cabourg, jusqu’au 1er novembre 2026
4. Ernest Pignon-Ernest, pionnier du street art, fait le mur à Carpentras
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La ville de Naples constitue un lieu de création privilégié pour Ernest Pignon-Ernest. Le pionnier du street art est intervenu à cinq reprises entre 1988 et 2015 dans cette cité du sud de l’Italie, menant un travail de fond sur vingt-sept ans. Son exploration des mythologies, légendes et religions au fondement de
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