Vin, gastronomie et produits artisanaux : ces trésors français qui séduisent le monde entier. El

Le journal de 20 heures du mardi 14 juillet a voulu mettre en avant les succès français qui cartonnent à l’étranger. Les séries américaines et les réseaux sociaux vantent de plus en plus souvent la qualité de nos produits « Made in France ». Des coups de projecteur qui entraînent quasi immédiatement une explosion des ventes.

Le buzz du vin de Sancerre

C’est un buzz qui se savoure comme un grand cru. Taylor Swift, icône mondiale de la pop, est devenue l’ambassadrice du vin de Sancerre grâce à un documentaire. Le propriétaire du vignoble se repasse la scène en boucle. On y voit la chanteuse en studio, mouvement de caméra sur une bouteille. Une seconde a suffi, le coup de pub est planétaire. « On ne sait pas du tout comment la bouteille s’est retrouvée là, dans le studio. C’est un coup de pub incroyable qu’on n’a pas demandé. On aurait voulu se payer un placement de produit comme ça, ça aurait été inachetable », assure Laurent Saget, propriétaire du Domaine des Terres Blanches.

Dès la sortie du documentaire en décembre dernier, plus de 20 % d’augmentation ont été enregistrés sur les ventes aux États-Unis. Philippe Reculet, responsable du Domaine des Terres Blanches, avec 28 ans de maison, est fan. « Tout le monde était complètement époustouflé et ébahi », commente-t-il.

L’impact de « The Last of Us » sur Mauviel

Dans une commune de Normandie, le buzz du patrimoine a frappé fort. L’entreprise Mauviel fabrique des ustensiles de cuisine depuis 1830 et tient la vedette dans « The Last of Us ». Mondialement célèbre, la série décrit un monde apocalyptique. Le héros met les petits plats dans les grands : « Mauviel, c’est ce qui se fait de mieux français, bien sûr. Et un jour, je posséderai ma propre casserole Mauviel », lance le personnage.

Pour les salariés, une belle surprise. « On se lève tous les matins pour ça. Quand on voit le travail qu’on a fait, on est quand même fier, quelque part », confie Anthony Mesnil, perceur chez Mauviel. La star, c’est une poêle à 330 euros dans le commerce. Comment s’est-elle retrouvée dans la série ? Mystère ! « C’est sûrement un amoureux de Mauviel. Est-ce que c’est le scénariste ou le réalisateur, je ne sais pas, qui a décidé de mettre en avant la marque », indique Valérie Le Guern Gilbert, présidente de Mauviel 1830. À la fin, le héros se sert de la poêle pour un interrogatoire musclé. « Ça montre au moins, de façon, c’est sûr, assez violente, la durabilité de nos produits et les avantages de cuire dedans », commente Valérie Le Guern Gilbert. Après la série, Mauviel a développé du télé-achat sur une chaîne de télévision américaine.

Le succès d’Emily in Paris

La célébrité vous tombe dessus sans prévenir. Quand on est un boulanger parisien, il suffit d’un pain au chocolat d' »Emily in Paris ». Dans le Ve arrondissement, la boulangerie de Thierry Rabineau a servi de décor. Rien n’a changé : le même lustre d’époque et la façade Art déco sont toujours présents. Les touristes adorent autant que les pains au chocolat. Un buzz rentable. « Quand c’étaient les vacances, on perdait 60 % de notre chiffre d’affaires parce que les gens sont partis. Maintenant, grâce aux touristes, on n’a plus ces chutes puisque quand ce sont les vacances, les touristes arrivent », assure Thierry Rabineau. En face de la boulangerie, l’immeuble où vit Emily dans la série est lui aussi pris d’assaut. Tout un quartier devenu culte.

Ces exemples montrent comment la culture populaire et les productions télévisuelles et cinématographiques peuvent propulser des produits et marques sur le devant de la scène, engendrant des résultats économiques significatifs.
FONTE

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *