C’est un produit star de l’été qui fait son entrée dans notre série « Culte » du week-end : le bob appartient à la fois à la culture populaire, celle du Tour de France, mais il fait également partie des accessoires devenus tendance sur les podiums des défilés ou sur la scène des concerts des stars du rap. Quelle est son origine, américaine ou française ? Le « 20 Heures » vous dit tout.
Une pièce emblématique
Il protège du soleil et fait de l’ombre aux autres couvre-chefs. Le bob, chapeau rond et aux bords souples, est souvent moqué. Pourtant, aujourd’hui, il se fait une place au soleil. « J’ai fait l’inventaire il n’y a pas longtemps, j’en ai 35 à 36. J’en ai en fourrure, j’en ai en coton… », s’amuse une jeune femme. « C’est très pratique, on peut facilement le transporter partout. On le plie et on le met dans la poche », ajoute un homme. Un Français l’apprécie aussi pour sa polyvalence : « Tu n’as pas besoin de lunettes, seulement tu le descends un peu plus. Et si tu as chaud : éventail. »
Le bob au cœur des événements
Indispensable des vacances, le bob, trois lettres cultes. Et s’il y a bien un événement où le bob est roi, c’est le Tour de France. Objet de toutes les convoitises, les supporters se l’arrachent. La Grande Boucle est aussi une grande chasse au bob. « On m’appelle le ‘Bobinateur’, c’est le surnom qu’on m’a donné », confie un jeune homme qui en cumule 10 sur sa tête. Cette année, 2.500.000 bobs seront offerts au public. Et, tout comme les coureurs, pas question de les rater. « On est arrivés tôt pour ça. On est placés stratégiquement, là », assurent des spectateurs.
Denis Monté et la légende du bob
Celui qu’ils attendent tous, c’est Denis Monté, accueilli en véritable rock star, avec le bob le plus mythique du Tour. Douze ans que Denis fait des heureux et, forcément, en quelques déceus. « Ça fait une connexion avec le public et le produit », glisse le bénévole Cochonou sur le Tour. Un objet sacré de la publicité.
Origine et évolution du bob
Mais avant de conquérir le Tour, le bob serait arrivé par la mer avec les Américains. Les Marines le portaient blanc, avec le bord relevé. Pourquoi ce petit nom ? Car les soldats américains étaient surnommés les Roberts, Bob, pour les intimes. Dans les années 60, les Français l’adoptent pour de bon. La pop culture ensuite fait de lui une star de cinéma, sur la tête d’Al Pacino en 1973, dans Serpico, ou encore de Johnny Depp dans Las Vegas Parano. Mais c’est définitivement le R&B et les rappeurs de Run–DMC qui font de lui un accessoire branché.
Le bob, un accessoire à la mode
Summum du cool, il y a deux ans : le bob tire son épingle du jeu aux JO de Paris. « On a eu des propositions lorsqu’on était à l’extérieur et encore à l’intérieur, entre 200 et 300 euros le bob, rien que le bob ! », s’étonnait alors une femme coiffée d’un chapeau Paris-2024. Chapeau d’artiste pour Rihanna, Brad Pitt, Billie Eilish ou Angèle. Et sur les podiums, le luxe lui déroule désormais le tapis rouge.
Les chapeliers et le bob sophistiqué
Une pièce devenue incontournable dans les ateliers des chapeliers. Ici, il se décline dans toutes les matières. « On peut avoir des bobs en feutre, on peut avoir des bobs en peau, des bobs en tissu, des bobs en paille… », énumère Marie Audeoud, directrice marketing chez Courtois Paris. Le bob se fait plus sophistiqué. Prix de l’élégance : entre 90 et 500 euros. « On a ce fameux petit bob, avec la forme d’un bob, mais vraiment chapeau. Celui-ci, il a été moulé sur un bois », nous montre Marie. Et il n’a pas fini de faire tourner les têtes, assure la directrice marketing : « Le bob, c’est un intemporel. On en portera encore dans 20 ans. »
Le bob et les vacances : une histoire d’amour éternelle
Coiffé d’un nouveau succès, le bob et les vacances, c’est une éternelle histoire d’amour.