Le groupe français Sabena Technics, leader de la maintenance aéronautique, détient, depuis 1998, le contrat exclusif d’entretien des Canadair, Dash et Beechcraft de la sécurité civile. Ce spécialiste est l’unique prestataire de maintenance pour cette flotte d’avions dédiée à la lutte contre les incendies.

Le 27 juillet dernier, seulement sept des douze Canadair, que compte la flotte française de lutte contre les incendies, étaient disponibles, et ils n’étaient que cinq le week-end précédent. Les récentes déclarations de Mickaël Biberon, porte-parole de l’UNSA Pompiers, ont alimenté la polémique quant aux moyens aériens réellement disponibles. Cela survient alors que le gouvernement vise un taux de disponibilité de 98 %, ce qui n’est manifestement pas le cas.
« Le problème, c’est que notre prestataire de maintenance, Sabena Technics, ne dispose pas des pièces de rechange », résume le représentant syndical des pompiers. Depuis, la société, unique prestataire depuis 1998, de la maintenance des 23 appareils de lutte contre les incendies, subit de lourdes critiques. Interrogée, Sabena Technics ne souhaite pas commenter et transmet une lettre aux 4 000 salariés de la société signée par son PDG, Hervé Grandjean. Nommé en octobre 2024, ce polytechnicien et ingénieur de l’armement avait également supervisé les questions liées à la maintenance aéronautique des flottes militaires en tant que conseiller Industrie (2017-2020) de Jean-Yves Le Drian, alors ministre de la Défense.
Hervé Grandjean a répondu aux critiques : « Nous avons livré pour le début de la saison feux, lors de la deuxième quinzaine de juin, les objectifs… »
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