En Corée du Sud, la compétition en IA ravive le débat sur la semaine de 64 heures. El título no






Proposition d’assouplissement des règles de travail pour les ingénieurs en Corée du Sud

Pour ne pas décrocher dans la course mondiale aux semi-conducteurs, des élus et des dirigeants d’entreprises sud-coréennes veulent assouplir les règles sur le temps de travail des ingénieurs. Une proposition qui divise jusqu’au sein du gouvernement.

Publiée le 13/08/2026 à 15:30

Temps de lecture : 2 min

L'Assemblée nationale, à Séoul, le 24 avril 2025. (Photo d'illustration) (JEON HEON-KYUN / POOL)
L’Assemblée nationale, à Séoul, le 24 avril 2025. (Photo d’illustration) (JEON HEON-KYUN / POOL)

Des élus sud-coréens suggèrent de revoir la réglementation sur le temps de travail pour ne pas rater la révolution de l’intelligence artificielle. Ils souhaiteraient permettre aux ingénieurs du secteur de la tech de travailler bien au-delà des 52, voire des 64 heures par semaine.

Aujourd’hui, la réglementation sur le temps de travail en Corée du Sud est très claire : pour toutes les entreprises de cinq salariés ou plus, la norme est fixée à 40 heures de travail régulier par semaine. Les entreprises peuvent également demander jusqu’à 12 heures supplémentaires par semaine à chaque salarié. Le temps de travail peut donc atteindre un maximum de 52 heures hebdomadaires.

Dans certains secteurs, notamment celui de la fabrication de puces et de semi-conducteurs, des dépassements sont néanmoins possibles. Les entreprises qui mènent des activités importantes de recherche et développement peuvent, pendant des périodes limitées, faire travailler leurs équipes 12 heures supplémentaires par semaine. La durée de travail peut alors atteindre 64 heures par semaine.

Le ministre de l’Industrie explique que ces règles ne sont pas suffisamment flexibles pour les grands groupes du pays, notamment en ce qui concerne le passage exceptionnel à des semaines de 64 heures. Actuellement, cela ne peut durer que trois mois et ne s’applique que dans des cas très particuliers. À chaque fois, l’entreprise doit obtenir l’accord de tous les salariés concernés, mais aussi une validation du gouvernement. Le ministre, comme plusieurs grands patrons, souhaite donc davantage de souplesse.

Ils affirment que la Corée du Sud est engagée dans un duel économique très intense avec la Chine pour produire les composants, notamment les puces mémoire, qui font fonctionner l’intelligence artificielle dans le monde entier. Pour tenir son rang, le pays devrait pouvoir permettre plus facilement aux géants Samsung Electronics et SK Hynix d’imposer à leurs ingénieurs des charges de travail plus lourdes sans avoir à négocier, à chaque fois, des exemptions avec l’État.

Toutefois, tout le monde ne soutient pas cette idée de semaines rallongées. Il existe même des divisions au sein du gouvernement de centre-gauche. Le ministre du Travail rappelle que les grands fabricants de puces s’en sortent parfaitement avec des semaines de 52 heures et quelques exceptions, et qu’ils réalisent actuellement les plus gros profits de leur histoire. De plus, il assure que rien ne sera décidé sans l’accord des syndicats du pays.



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