Jacqueline de Ribes fut la dernière « reine de Paris », la « comtesse de la mode » et la « femme la plus élégante du monde ». Elle a régné pendant des décennies, à la croisée de l’aristocratie, de la finance et de la haute couture. Retour sur le destin d’une iconoclaste.

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Un destin hors du commun
Après la fermeture de sa maison de couture, elle affronta les déboires financiers de son mari et la dispersion à l’encan de l’hôtel familial, toujours avec la même élégance.
Jacqueline de Ribes a toujours caché ses blessures, raconte Dominique Bona, qui l’a très souvent rencontrée pour sa biographie « Divine Jacqueline ». « C’est un être fissuré. Mais jusqu’à la fin de sa vie, elle a gardé ce comportement, ce port de tête, cette taille fine. Elle a gardé son élégance jusqu’aux derniers jours. »
Une vente aux enchères mémorable
En 2019, la comtesse de Ribes a chargé Sotheby’s de mettre à l’encan la Bienfaisance. La sublime tabatière, en or et pierres dures, signée Johann Christian Neuber, l’orfèvre allemand du XVIIIe siècle, a établi un nouveau record d’enchères : 1,81 million d’euros, soit environ trois fois son estimation.
Deux adjudications sont nécessaires pour disperser les œuvres d’art et la bibliothèque ; la troisième, prévue au printemps 2020 pour le mobilier, n’aura pas lieu, confinement oblige. Selon les experts et antiquaires, les lots sont tous plus extraordinaires les uns que les autres. D’ailleurs, ils ont tous été cédés pour un montant total de près de 23 millions d’euros.
Une icône de la mode
Jacqueline de Ribes, à travers sa carrière, a non seulement marqué la mode, mais aussi les esprits, devenant un symbole de la culture française. Son style unique et son charisme lui ont permis de se faire une place de choix au sein des cercles mondains et de la haute couture.
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