La nouvelle saison de la série israélienne Fauda sort le 8 septembre sur Netflix. Son scénario a été complètement remanié après les attaques terroristes perpétrées par le Hamas en Israël le 7 octobre 2023.
Publiée , cette saison se déroule en partie à Marseille et suscite des réactions polarisées.
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Sur nos écrans depuis 11 ans, la série Fauda – qui signifie chaos en arabe – nous plonge au sein d’une unité d’élite de l’armée israélienne, les Mista’arvim, formés pour s’infiltrer au sein des populations arabes. Dans les précédentes saisons, on les voit déjouer des projets terroristes en Cisjordanie, dans la bande de Gaza ou au Liban. Multirécompensée, la série suscite néanmoins la controverse. Certains l’accusent de promouvoir une approche partiale de la situation au Proche-Orient.
La production a souvent présenté Fauda comme donnant une vision équilibrée de la situation au Proche-Orient, mais en Israël, les avis sont partagés. Gabriel, Franco-israélien, n’a pas supporté la violence du premier épisode : « Je me suis arrêté à la première scène lorsqu’il y a des sirènes qui sonnent, je n’avais pas envie de penser à ça. »
Pour Moshe, également Franco-israélien, le scénario, qui dépeint une France infiltrée par l’islamisme radical, est tout à fait crédible. « On parle d’une cellule palestinienne qui a fui en France le 7 octobre pour ne pas se faire éliminer. C’est la partie la plus réaliste de la série, estime-t-il, ça passe un message. »
Amir, Palestinien, y voit au contraire « une forme de propagande » qui oppose les Israéliens, « qui se battent pour se défendre, pour une cause qui est juste », et des Palestiniens « qui se battent uniquement parce qu’ils détestent les Israéliens. » Pour lui, l’intention est claire; il s’agit « d’influencer les gens à l’Ouest, et particulièrement les Français, pour qu’ils arrêtent de soutenir la cause palestinienne. »
Le scénario de cette cinquième saison occulte la réponse de l’armée israélienne aux attentats du 7 octobre et la destruction de la quasi-totalité de la bande de Gaza. Le co-créateur de la série, Avi Issacharoff, a d’ailleurs soutenu les actions de l’armée israélienne, et Lior Raz, co-auteur et interprète du héros, s’est engagé sur le front. De quoi alimenter des critiques qui ne sont pas nouvelles. Dès 2018, le mouvement BDS (Boycott, désinvestissement sanction) avait demandé à Netflix de supprimer la série.