Les économies européenne et américaine sont étroitement imbriquées par des échanges commerciaux considérables. Une rupture de ces liens aurait des conséquences désastreuses pour l’économie mondiale.

DÉCRYPTAGE – Après s’être tous deux attiré les foudres douanières de Donald Trump depuis son retour à la Maison-Blanche, Ottawa et Bruxelles seraient-ils en train de bâtir une alliance pour le défier ? Pour Donald Trump, il n’y a pas l’ombre d’un doute : la proposition, mercredi, de la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen de faire du Canada le « premier pays membre associé » de l’UE est un « acte hostile » envers les États-Unis. Les représailles seraient à la hauteur, a assuré hier, devant les journalistes, le dirigeant de la première puissance mondiale : « J’imposerai des droits de douane très lourds ou je cesserai tout commerce avec l’Europe. »
Des menaces difficiles à imaginer, tant le poids de la relation transatlantique est considérable pour chacune des deux rives de l’Atlantique. Chaque jour, en effet, des biens et des services d’une valeur supérieure à plusieurs millions d’euros traversent l’Atlantique, nourrissant des centaines de milliers d’emplois de part et d’autre.
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