Imported Article – 2026-09-17 12:53:07





La Route du Vin en Arménie

« Envoyé spécial » est parti sur la route du vin, aux sources mêmes d’un breuvage millénaire. Dans les montagnes du Caucase, cet extrait vous fait pénétrer dans une grotte qui abrite un trésor archéologique : les vestiges d’un système de vinification datant du néolithique.

La Culture de la Vigne dans le Caucase

C’est dans les montagnes du Caucase qu’est née la culture de la vigne. À l’âge de la pierre polie, les premiers agriculteurs la domestiquaient déjà. Ici, en Arménie, l’un des rares endroits où elle pousse naturellement, « elle est implantée depuis six mille ans, » affirme Boris Gasparyan devant un cep sauvage. « C’est la mère de tous les raisins, de toutes les vignes. »

Une Découverte Archéologique Remarquable

À une centaine de kilomètres au sud-est de la capitale Erevan se trouve l’une des plus anciennes régions viticoles de la planète, l’un des berceaux du vin. Les journalistes y ont rencontré cet archéologue un peu particulier qui traque les vieux cépages, sur les traces des origines du vin. C’est à lui que l’on doit la découverte du plus vieux chai du monde, dans les profondeurs d’une grotte.

Les Terres d’Areni et leurs Trésors

Ces terres d’Areni, qui ont donné son nom au plus emblématique des vins rouges arméniens, recèlent encore des trésors millénaires. Dans la grotte, le chantier de fouilles se poursuit, mettant au jour des fragments de karas. Ces amphores en argile étaient utilisées pour la fermentation et le stockage du vin.

Un Système de Vinification Ancestral

Mais c’est au fond de la grotte que se trouve la découverte la plus impressionnante : les vestiges d’un système complet de vinification qui remonte au néolithique. Le raisin était d’abord écrasé sur une plateforme surplombant une cuve de fermentation – dont les restes sont bien visibles. Le jus était ensuite transféré dans des jarres en terre cuite enfoncées dans le sol, elles aussi remarquablement conservées.

« Ils pouvaient produire 150 litres de vin et le laisser là, » explique Boris Gasparyan. « C’était très simple : ils produisaient du jus, le faisaient vieillir, ils en tiraient leur vin. » Ces « premiers vins », ou « vins primitifs », « de bonne qualité » avec un goût « complètement différent, » étaient selon lui réservés aux rituels funéraires.

Extrait de « Arménie : le plus vieux vin du monde », un reportage à voir dans « Envoyé spécial » le 17 septembre 2026.



FONTE

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