Par Hélène Guillaume, envoyée spéciale à Milan
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Ils font des vêtements, ils lancent des tendances, mais chez Fendi, Prada et Max Mara, ces créateurs réfléchissent surtout au rôle de la mode.
La raison est d’ordre artistique. Un défilé, ce n’est pas seulement des vêtements, ni de l’artisanat, mais aussi une réflexion sur la relation entre le corps, le vêtement et son environnement. L’objectif était de susciter la réflexion des spectateurs à travers les vêtements et de les faire participer à la performance. Plutôt que de créer une distance, le miroir implique les spectateurs.

Voilà ce que nous répondait la marque Fendi quand on l’interrogeait sur le choix de la scénographie de son défilé milanais ce mercredi après-midi : une boîte en verre à l’intérieur de laquelle avancent les mannequins et à l’extérieur de laquelle sont assis les invités. So far, so good ? Sauf que le public y voit son reflet comme dans un miroir, ce qui perturbe la visibilité.
Ils n’ont pas anticipé que, vu notre narcissisme, nous allions nous admirer plutôt qu’essayer de regarder le défilé, dit en plaisantant Sophie Fontanel, alors que les premières filles apparaissent. Mais regarde-les…
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