L’association du Festival international de la Bande dessinée a été condamnée à verser 4.000 euros à l’ADBDA
et 3.000 euros à la SA Morgane « au titre des frais irrépétibles » occasionnés par la procédure.
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(CHRISTOPHE ARCHAMBAULT / AFP)
Le tribunal judiciaire d’Angoulême a rejeté, mercredi 14 octobre, le recours engagé par la société 9eArt+ contre son éviction
de l’organisation du Festival international de la Bande dessinée (FIBD) et sa demande d’annulation de l’appel d’offres
organisé pour choisir son successeur. Aux manettes de l’événement depuis 2007, 9eArt+ avait dû renoncer à organiser
l’édition 2026, l’avant-dernière prévue dans le cadre de la convention la liant à l’association historique propriétaire
du FIBD, face à un boycott massif des auteurs opposés à sa gestion.
Quelques semaines plus tard, une autre association regroupant pouvoirs publics et acteurs du secteur, l’ADBDA, avait lancé
un appel à projets pour choisir un nouvel organisateur dès 2027, décision au cœur du litige. Privés de subventions par
les pouvoirs publics, 9eArt+ et l’association historique du FIBD avaient saisi le tribunal en référé, s’estimant victimes
de « parasitisme » et de « concurrence déloyale », et réclamant 300.000 euros de dommages et intérêts.
Les magistrats ont écarté la « concurrence déloyale », estimant que le public n’est « manifestement pas exposé à un risque de confusion »
entre l’ancien et le nouveau festival, faute de concomitance entre les deux. Ils ont également balayé l’accusation de
« parasitisme », étant donné que l’ADBDA a « imposé » au nouveau prestataire, Morgane Group, « d’élaborer une identité
et une marque distinctes de celles du FIBD » et que « toutes deux ont médiatiquement intérêt à se démarquer de
l’Association du FIBD comme de la SARL 9ème Art+ », à l’image ternie par ces polémiques.
L’association du FIBD est condamnée à verser 4.000 euros à l’ADBDA et 3.000 euros à la SA Morgane « au titre des frais
irrépétibles » occasionnés par la procédure. Une sanction financière similaire a été prononcée contre 9e Art+
mais la société ayant été placée en liquidation judiciaire par le tribunal de commerce d’Angoulême, ces sommes seront
fixées à son passif.
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