Les enclos paroissiaux, trésors de lart breton, sur la voie de linscription au patrimoine






Les Enclos Paroissiaux de Bretagne

Le journal de 13 Heures du mardi 20 octobre vous emmène à la découverte de trésors du patrimoine breton : les enclos paroissiaux. Certains pourraient même bientôt rejoindre le patrimoine mondial de l’UNESCO.

Un patrimoine architectural exceptionnel

C’est l’un des plus imposants du Finistère. Témoin d’une époque où la Bretagne, riche et fervente, se lance dans une course à la démesure. À Pleyben, l’enclos paroissial laisse souvent les visiteurs un peu stupéfaits : « Comment ont-ils fait, sans les moyens d’aujourd’hui, pour construire une architecture aussi belle ? », s’interroge l’un d’entre eux.

Un héritage historique riche

L’histoire commence il y a 500 ans. Au XVe siècle, le commerce du lin fait la fortune de certains villages bretons. Une richesse que les paroissiens utilisent pour embellir leurs églises. Pendant deux siècles, ils construisent des clochers toujours plus hauts, un ossuaire monumental et un calvaire retraçant les épisodes de la vie du Christ. « C’est une sorte de catéchisme pour des gens qui sont, pour la majorité d’entre eux, analphabètes encore à cette époque-là », détaille Georges Provost, maître de conférence en Histoire moderne à l’Université Rennes 2.

Les enclos paroissiaux et l’UNESCO

Il existe plus d’une centaine d’enclos en Bretagne. Parmi eux, une trentaine ont été sélectionnés pour tenter d’entrer au patrimoine mondial de l’UNESCO. Celui de Lampaul-Guimiliau a été choisi pour son retable particulièrement flamboyant. « C’est bluffant. Les dorures, les couleurs. On ne voit plus ça dans nos églises actuelles », constate un visiteur.

Art et histoire : un patrimoine à préserver

Certains bas-reliefs illustrent la vie du saint patron de l’église, Miliau. La mort de ce prince celte décapité par son frère est représentée de façon très explicite. « Le sculpteur l’a figuré comme un véritable geyser de sang. Et le saint tient sa tête coupée entre ses mains comme Saint Denis », précise Georges Provost.

Un avenir prometteur pour les enclos paroissiaux

Célèbres en Bretagne, les enclos paroissiaux restent méconnus en France et à l’étranger. Les petites communes qui les abritent espèrent attirer plus de touristes et plus de mécènes, car leur entretien coûte très cher. « Le jour où ils seront au patrimoine mondial, ça créera plus de désir, plus de curiosité, plus d’enthousiasme et je l’espère également, plus de générosité », partage Jean-Jacques Aillagon, président de la mission de candidature des enclos paroissiaux au patrimoine mondial de l’UNESCO. La décision de l’UNESCO est attendue au plus tôt en 2029.



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